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 Parution du livre de Paul Pujol, "Senteur d'éternité"

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Myriam
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MessageSujet: Parution du livre de Paul Pujol, "Senteur d'éternité"   Ven 18 Mar 2011 - 7:01

Un livre que vient de publier un ami, de très beaux textes, profonds et poétiques...

"Chers amis, nous vous annonçons la parution effective de notre premier ouvrage " Senteur d'éternité ".

Ce livre comporte 56 textes, ils ont été sélectionnés parmi un grand nombre d'autres écrits sur une période assez longue de trente années, allant de 1980 à 2010. Tous ces textes racontent des " expériences vécues " par l'auteur. Ils parlent de contacts avec la nature, de rencontres particulières, ou bien d'explorations profondes de l'esprit.

Cet ouvrage est en fait, l'expression d'une perception subtile, profonde et toujours en mouvement.

Nous avons crée pour ces publications ( un second livre est en préparation ), une petite structure d'édition:

Les: Éditions Relations et Connaissance de soi.

pour le commander: http://www.paul-pujol.net/

4ème de couverture:

"La vérité n'est pas une chose que l'on peut apprendre d'autrui. Personne ne peut la posséder, ni la détenir. Aussi aucune religion, aucun ésotérisme, aucune foi organisée ne peuvent la représenter et la communiquer. Il n'existe aucun maître en la matière, toute hiérarchie est absurde, et n'entraîne qu'onéissance et soumission à une autorité.

Pour comprendre les mécanismes de l'esprit et de la pensée, il fautavoir un regard neuf, frais, non teinté par l'avis des autres. Etre une lumière à soi-même, c'est la seule chose qui importe; mais cela demande une grande discipline personnelle, une grande rigueur envers soi-même.

Peut-on découvrir cette intelligence sensible ? ce regard autre qui déconditionne l'esprit, qui met fin à la souffrance humain ?

Ce livre est une en quête, une libre exploration, mais le lecteur n'est pas invité à suivre, ou à accepter ce qui est écrit. Il nous faut découvrir, hésiter et questionner ensemble sans certitude préalable et surtotu sans autorité."

flower

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MessageSujet: Re: Parution du livre de Paul Pujol, "Senteur d'éternité"   Mar 26 Juil 2011 - 17:06


Cette enregistrement est une méditation à voix haute:
Que faisons-nous de notre monde? Si nous ne sommes pas réellement créatif, c'est à dire générant du neuf, ne détruisons-nous pas notre monde ? L'esprit humain peut-il mettre fin à la souffrance et se déconditionner totalement ?

http://www.paul-pujol.net/

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MessageSujet: Re: Parution du livre de Paul Pujol, "Senteur d'éternité"   Dim 18 Mar 2012 - 16:40

Du processus de la question.


Il ne s'agit pas de critiquer, de détruire ou de condamner ; il s'agit de discerner le pourquoi des choses, le pourquoi de toutes recherches, de toutes questions. Il nous faut comprendre le point de départ de toutes nos actions. Par la compréhension du processus mécanique de la question, on se libère ; par des réponses perpétuelles, on alimente le circuit et le cercle continue indéfiniment. Une question nous vient à l'esprit, nous nous inquiétons de ne pas avoir de réponse qui nous comble. Nous nous mettons alors en quête. On fouille, on se renseigne, et après un certain temps une réponse satisfaisante est trouvée. Cette découverte nous calme et nous rassure un moment, mais subitement une nouvelle question apparaît, nous sommes surpris de ne pouvoir y répondre. L'inquiétude prend place, et la recherche recommence une nouvelle fois, le cercle est fermé et l'on tourne en rond indéfiniment.

Il ne s'agit pas de répondre aux questions, mais de discerner le pourquoi des questions. Une question apparaît quand il y a un doute, doute sur une chose que l'on croyait connaître. Ce doute entraîne un malaise, car il montre mon ignorance de cette chose. Donc le doute est lié à la connaissance des choses, je crois connaître une chose et subitement, je m'aperçois de mon ignorance. Je prends peur et vite je cherche, et trouve une autre connaissance à mettre sur l'objet.



Voyons profondément ce que l'homme cherche. Est-ce la véritable connaissance de l'objet qui l'intéresse ? Ou bien cherche-t-il un moyen pour calmer et masquer sa peur intérieure ? Pourquoi ai-je peur de mon ignorance devant les choses ? Je me dis ignorant lorsque je me rends compte que ma conception d'une chose est fausse ; donc à ce moment, j'admets et constate que je n'ai jamais connu la chose. Mon état vis-à-vis de la connaissance vraie n'a pas changé, j'ai simplement éliminé une vue fausse. Envers la chose rien n'a changé, c'est uniquement une conception personnelle qui a été vue comme étant erronée. Pourquoi, par cette compréhension même, un malaise s'installe-t-il ? Pourquoi, qu'ai-je donc perdu sinon une vision illusoire ? Je devrais être satisfait de m'être délesté d'une mauvaise perception.

La peur découle de la perte d'une conception personnelle. Voyons que cette peur n'a rien à voir avec l'objet et sa connaissance, l'homme se soucie uniquement de ses pensées. Le monde extérieur ne l'intéresse pas. Pourquoi l'homme se soucie-t-il essentiellement de ses pensées ? Ne peut-il regarder simplement et directement les choses ? Tout au fond de lui, l'homme sait très bien que la vie n'est que changements et mouvements perpétuels. Il n'existe rien de définitif ou d'inamovible. L'homme sait cela, mais il ne l'accepte pas, il préfère fuir et lutter contre cet état de fait. Il cherche à se rassurer en immobilisant les choses de la vie dans des pensées et des images. L'homme a bâti ses certitudes sur des pensées, mais les pensées elles-mêmes ne sont pas fixes, elles sont également en mouvance constante. La vie de l'homme ne sera qu'une continuelle tension, voulant fixer définitivement et enfermer ce qui n'est que changement et mouvement, l'homme sera dans un combat permanent, dans un conflit sans fin avec la vie et avec lui-même. Donc le point de départ, la cause première a été comprise ; elle est la non-acceptation de la vie, elle est le rejet du mouvement créatif de tout ce qui est. C'est de ce rejet que naissent les pensées.


Voyons maintenant ce qui alimente en permanence le cercle, le circuit des questions-réponses. Au départ nous avons une conception sur la vie, conception découlant de la peur de cette vie. Cette conception et la vie sont deux choses très différentes, la conception est statique et figée, la vie elle, est sans cesse transformée et toujours neuve. J'ai ma conception et je suis un être vivant, en mouvement. Cette conception qui me sécurise, crée en fait une friction permanente avec le monde, tous les actes de ma vie me montrent ce combat, cette tension. L'homme ressent tout ceci, et voulant le résoudre il cherche les causes de cet état présent. Il se dit que cela découle de sa manière de penser et de concevoir la vie. L'homme va constater que ce sont ses idées qui créent le conflit. Il va regarder ses idées et va les voir comme étant une masse de définitions, d'affirmations ou de négations et il va se dire : "toutes ces idées sont fausses, car elles ne m'apportent ni la paix, ni la liberté".


Donc il va douter de toutes ses définitions personnelles, il va voir et comprendre qu'il s'était persuadé lui-même, qu'il s'était auto-conditionné pour un certain type de vision. "Mais maintenant, que vais-je faire ? Encore me conditionner différemment, me convaincre qu'un autre point de vue est le bon ; ou bien vais-je essayer de voir la chose telle qu'elle est ?"

Voyons que je me suis convaincu grâce à des pensées, à des comparaisons et des déductions, ceci est meilleur par rapport à cela qui ne l'est pas. J'ai comparé la chose présente à de multiples choses absentes, ou à mes pensées sur toutes ces choses. A chaque pensée, je ne regardais plus devant moi, dans le présent, j'étais dans le passé d'une chose inexistante. Les pensées sont des commentaires, des comptes rendus établis par l'homme et concernent ses expériences passées. Ses conclusions découlent de certaines circonstances, de certaines informations. Notre conclusion établie découle d'une expérience passée très précise ; mais comme nous expérimentons sans cesse des choses toujours nouvelles, donc toujours différentes, nous sommes constamment confrontés à autre chose que notre conclusion, cela nous désoriente et entraîne un doute permanent. Lorsque l'homme doute, il prend une conclusion ou une pensée ancienne, et il essaie de la remplacer par une autre plus récente.

Nous avons des milliers de pensées en nous-mêmes, nous pourrions nous conditionner mille fois de suite, et toujours trouver un conditionnement différent à adopter. On ne peut épuiser cela par la consommation, c'est un cercle infini, et ce cercle est nourri par la pensée. Comprenons également, que les pensées ne sont pas séparées les unes des autres, elles sont le mouvement même de l'esprit. Nous pensons remplacer une pensée ancienne et erronée, par une pensée neuve et vraie, mais le récent, dès qu'il est retenu devient lui-même l'ancien. Lorsque l'on retient une définition, la vie nous apporte immédiatement la preuve de notre erreur ; toute conclusion, quelle qu'elle soit, isole et enferme l'homme dans lui-même. La conclusion n'est jamais du présent, mais toujours du passé, elle n'est pas la vie, mais l'idée de la vie. La conclusion n'est pas la liberté, mais l'idée de la liberté ; elle n'est pas la fleur, mais l'idée de la fleur et l'idée ne possède ni couleur, ni parfum. La pensée est essentiellement cogitation intérieure, la vie elle, ne peut qu'être vécue, et quand la vie est pleinement vécue, la liberté apparaît.



Ce qui nourrit en permanence le doute intérieur de l'homme a été vu : c'est le mouvement de la pensée; mouvement qui est le fait de remplacer une pensée par une autre pensée. Mais voyons profondément que la pensée dite "neuve", n'est véritablement que la suite de toutes les autres pensées; elles se suivent et se valident mutuellement. La pensée "récente" fait partie du processus mental de l'homme, elle en est le dernier morceau, et avec elle, elle entraîne la totalité de ce même processus. Si la compréhension profonde de tout ceci a eu lieu, fait-on de cela une nouvelle conclusion ? La compréhension profonde du mécanisme des questions-réponses, met fin totalement aux questions-réponses. Cette compréhension est une vision directe, sans commentaire ; - de telle sorte que la vision réelle n'est autre que la compréhension et la fin du problème.


L'esprit qui se libère va au-delà des actions et des réflexes mécaniques. Il découvre une terre de liberté. Quand il découvre, cela n'est pas une réaction à une pression ou à un désarroi, il voit car son regard est limpide, clair.

Dans ce pays autre, le mouvement de l'esprit est la liberté même.

Au-delà de la pensée, des mots et de la mémoire, l'esprit "est ".

pages 30 à 35

http://www.paul-pujol.net/

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MessageSujet: Re: Parution du livre de Paul Pujol, "Senteur d'éternité"   Jeu 19 Avr 2012 - 4:45

"Nous nous trouvions dans les sous-bois, sans doute à la recherche de quelques bêtes égarées. Les châtaigniers étaient baignés d'une belle lumière éclatante, faite d'ombres et de taches plus claires. Le soleil était haut, et l'après-midi s'annonçait torride. Nous descendions une pente caillouteuse, lorsque, levant les yeux, nous le vîmes au-dessus de nous. Il était là, seul et immobile, nous surplombant, scrutant la vallée étroite qui plongeait devant nous. C'était un aigle brun et noir, le bec courbe et l'œil vif, il se dressait de toute sa hauteur, roi des montagnes dans l'espace bleu d'un ciel d'été. La beauté du rapace vous surprenait, vous rendait attentif et aiguisait tous vos sens. Sa beauté était la beauté du monde, de l'univers dans sa totalité. Cette beauté n'excluait aucune chose, les arbres, les buissons, les feuilles délicates, le ciel limpide sans un seul nuage, tout ceci resplendissait dans cette intensité.

Nous indiquâmes à l'autre la présence de l'aigle. L'oiseau, nous ayant entendus, déploya ses grandes ailes brunes comme la terre, et sans aucun bruit, sans frottement ni sifflement dans l'air, il disparut, contournant le rocher et devenant ainsi invisible à notre regard. On eut cru à un mirage, à une illusion des sens, tellement tout ceci fut fugace, rapide, et silencieux ; mais il n'en était rien. L'œil ne voyait plus à présent, mais l'esprit qui est essence de vie, est un, et le vol majestueux, ample et libre se poursuivait au-delà, sans besoin de spectateurs admiratifs. L'esprit n'a pas besoin de sens pour voir ce qui est, les sens font partie de toute vision, mais

"la vision profonde" est bien plus immense que toute sensation. Il n'est point nécessaire de toucher et de voir une chose pour avoir de l'amour, l'amour véritable s'étend à toute chose, présente ou absente, visible et non visible.

L'oiseau disparu, nous continuâmes quelques instants notre promenade, l'autre personne n'avait rien dit, mais on sentait son trouble intérieur. Elle était consciente d'avoir vu un animal noble et rare, cependant, elle était mécontente, mécontente de notre intervention qui avait apparemment précipité le départ de l'animal. Mais l'homme n'en dit rien, dans son silence se murmurait tout son regret, la joie qui aurait pu être si seulement son besoin de retenir n'était pas. L'homme veut toujours retenir, il veut emprisonner la beauté, pour mieux s'en délecter, pour mieux en profiter, il veut s'abîmer en elle ; - mais lorsque l'esprit œuvre en ce sens, la beauté n'existe plus. Elle se transforme alors en plaisirs, en désirs, c'est à dire la satisfaction de la mémoire, la consécration de notre plan de bonheur et de beauté. La beauté ou l'amour ne peuvent être codifiés, classés, rangés, pour les sortir au moment opportun, et les utiliser à volonté ; - un claquement de doigts, et nous voulons la beauté à nos pieds. Tout ce processus est essentiellement destructeur, il supprime dans l'homme toute sensibilité (et non pas de la sensiblerie), toute son intelligence, et sans cela, la beauté ne peut être perçue.

A présent l'aigle avait dû retourner à son repaire, il préparait sans doute avec sa compagne, la venue d'un nouvel hiver. Dans ces montagnes du sud, souvent baignées de soleil, les saisons froides étaient moins rudes qu'ailleurs, mais en altitude, là où nichent les aigles, la neige était toujours présente.

La bénédiction de cette rencontre continua longtemps, le malaise de l'autre persista également. En y songeant, il nous semblait bien qu'en fait, cette entrevue avait été une entrevue d'un autre monde, monde où l'homme ne peut être. Un univers inconnu, mais familier, intime. Le vol était un mouvement différent, sculpté à même dans l'air lumineux d'un jour autre, d'un monde unique, neuf, rajeuni ; - tout ceci était intemporel, immobile, et pourtant, il y avait une action, une activité, un état sans déplacement aucun, et cependant non statique. Ce mouvement était différent, la matière, le corps étaient autres, indissociables, unis, comprenant tout ;

- substance étant plénitude, énergie totale, donc créatrice de vie. L'esprit était alors beauté, et l'intelligence percevait que tout cela, n'était en fait que l'expression de l'amour.

En ce jour, le vol de l'aigle était le mouvement même du monde."

http://www.paul-pujol.net/

Paul Pujol, Senteur d'éternité.

Editions Relations et Connaissance de soi

"L'aigles des montagnes", pages 94 à 96.


dans mon coin des Pyrénées Wink

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MessageSujet: Re: Parution du livre de Paul Pujol, "Senteur d'éternité"   Mar 8 Mai 2012 - 9:59

La vérité peut-elle être apprise ?

"La vérité n'est pas une chose que l'on puisse apprendre, avec méthode ou assiduité ; on ne peut utiliser de système pour y parvenir. Car un système se réfère à des données établies, à des données fixes. Donc l'instruction de la vérité consiste à se faire correspondre progressivement à ces points de base. Lorsque l'homme entre dans un système, son apprentissage consiste à avoir des expériences qui correspondent à certaines références. L'homme expérimente par le concret des états, lesquels sont prévus par des définitions bien précises.

Voyons que la pensée, dans un système donné, se sent en sécurité, car dans un système préétabli l'homme part d'un connu théorique, et expérimente par la suite le concret de ce connu. Des faits qui correspondent à ce qui doit être. Voyons que la pensée prend les points de base, les capte et se persuade qu'elle doit expérimenter de tels états pour parvenir à la vérité. La pensée façonne une idée de la vérité, et forme le chemin qui y mène. La pensée prépare tout le processus, et dans ce processus se trouve la réalisation de la "dite vérité".

Donc l'homme va dans une direction, fait les choses prescrites, et expérimente la vérité ; observons bien que dans ce circuit il n'y a aucune découverte, tout y est préparé, aplani pour que la pensée, une fois sécurisée, puisse créer son propre enchantement. Tout ceci renforce la pensée, car à présent elle s'affirme libre de toute entrave. Voyons profondément que tout système évolue à l'intérieur de lui-même et qu'il n'a pas de contact avec ce qui lui est extérieur.

Dans un système, la liberté est détruite, et la pensée étant sans cesse ambitieuse, s'y sent à l'aise. Ce système crée alors la prétention, qui n'est qu'un renforcement de la peur des autres et du monde. Tout système a pour but de se valider soi-même, et non de découvrir quelque chose. Tout système est à l'opposé de la découverte.

Donc la vérité ne peut être atteinte par la petitesse des systèmes de pensée, qu’ils soient religieux, philosophiques ou même politiques. La vérité ne peut s'apprendre, mais on la découvre d'un seul coup, sans une seule raison. La vérité ne parvient à l'homme que lorsque celui-ci s'est délesté de toutes ses contradictions, de tous ses mensonges, de toutes ses illusions engendrés par la pensée. Et la plus grande des illusions est de croire qu’il y a un chemin qui mène à la vérité. Il n'y a pas de chemin qui aille vers la vérité. Le seul sentier est celui des peines et des douleurs quotidiennes, et il ne mène nulle part. Ce sentier rempli de misère doit être compris profondément ; on doit voir toute la folie créée par l’homme ; on doit regarder en face le monde et son abomination. Tel est le sentier.

Et lorsqu'on perçoit l'état du monde et la laideur qui y siège, on prend conscience de son rôle dans cet état des choses. Alors l'homme rejette toute cette laideur et toute cette folie, d'une manière totalement libre.

Alors, et alors seulement le mensonge n'est plus, et c'est la vérité qui est."

http://www.paul-pujol.net/article-34421295.html


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MessageSujet: Re: Parution du livre de Paul Pujol, "Senteur d'éternité"   Jeu 31 Mai 2012 - 4:54

"L'acte de voir, et la liberté.

La découverte de "ce qui est", ne comporte aucun élément de progression. Le réel n'est pas plus découvert par une personne que par une autre. Il n'y a pas de bonne ou de moins bonne perception de ce qui est. Il y a perception ou il n'y a pas perception. Il n'y a personne au sommet, et il n'y a personne à la base ; il n'y a ni sommet, ni chemin, ni base.

Cette découverte n'est pas une studieuse accumulation de données précises. La vision de "ce qui est" libère l'homme, et cette liberté est totale, il n'y en a pas peu ou plus selon les circonstances. La liberté est plénitude, et son action n'est pas personnelle, et donc ne peut-être autoritaire. "L'acte de voir" est en dehors du temps, de telle manière, que la première vision "est" la liberté ; cette vision est sans acteur, donc sans mémoire et elle ne peut être entretenue par la pensée.

La vision étant sans mémoire et sans auteur, elle se trouve dénuée de tout commentaire, donc il n'y a ni constat, ni pause. Et dans cette absence de compte-rendu, la vision et la liberté ne sont qu'une seule et même chose. L'acte de voir évolue dès le début en dehors du temps, de telle sorte que toutes notions de commencement et de développement sont inadéquates."

http://www.paul-pujol.net/

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MessageSujet: Re: Parution du livre de Paul Pujol, "Senteur d'éternité"   

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Parution du livre de Paul Pujol, "Senteur d'éternité"
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