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  Krishnamurti, son oeuvre...

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Myriam
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MessageSujet: Krishnamurti, son oeuvre...   Sam 12 Déc 2009 - 13:14

Rappel du premier message :

"Le livre de la méditation et de la vie" - Krishnamurti


Un livre excellent d'un auteur que j'aime beaucoup, m'aidant à avancer sur le long chemin de l'éveil, celui de l'âme:


Extrait:


"Il n'y a pas d'entité distincte du désir : il n'y a que le désir, il n'y a pas de sujet qui désire.

Le désir prend des masques différents à différentes époques, selon ses intérêts. Le souvenir de ces intérêts changeants affronte l'inédit, ce qui provoque le conflit, et c'est ainsi que naît celui qui choisit, qui se fonde en entité séparée et distincte du désir.

Mais l'entité n'est pas différente de ses qualités. L'entité qui essaye de combler ou de fuir le vide, l'incomplétude, la solitude, n'est pas différente de ce à quoi elle cherche à échapper : elle est ce vide, cette incomplétude, cette solitude. Elle ne peut pas se fuir elle-même ; tout ce qu'elle peut faire, c'est se comprendre elle-même. Elle est sa solitude, sa vacuité, et tant qu'elle les considère comme étant séparées d'elle-même, elle sera dans l'illusion et les conflits sans fin. Lorsque cette entité fera l'expérience directe du fait qu'elle et sa solitude ne font qu'un, alors seulement pourra disparaître la peur.

La peur n'existe que par rapport à une idée, et l'idée est la réponse de la mémoire en tant que pensée. La pensée est le résultat de l'expérience ; et bien qu'elle puisse méditer sur le vide, avoir des sensations à son propos, elle ne peut avoir la connaissance directe de ce vide. Le mot "solitude", lourd de ses souvenirs de souffrance et de peur, empêche qu'on ait de la solitude une expérience fraîche et neuve. Le mot est souvenir, et lorsque le mot n'a plus d'importance, la relation entre le sujet et l'objet de l'expérience est radicalement différente ; alors cette relation est directe et ne passe plus par le mot, par le souvenir ; alors celui qui fait l'expérience est l'expérience, qui seule libère de la peur."

J. Krishnamurti, Le livre de la méditation et de la vie



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Dernière édition par Myriam le Dim 3 Avr 2011 - 17:11, édité 1 fois
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Myriam
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MessageSujet: Re: Krishnamurti, son oeuvre...   Ven 23 Mar 2012 - 17:33

cet extrait est tiré du livre "le sens du bonheur"...un best seller mondial !

"De toute évidence, pour avoir cette beauté intérieure, il faut s'abandonner complètement ; il faut ce sentiment de n'être retenu ni contraint par rien, d'être sans défense, sans résistance ; mais cet abandon devient chaotique s'il n'est pas doublé d'austérité.

Savons-nous ce que veut dire être austère, se contenter de peu et ne pas penser en termes de « toujours plus »? Il faut qu'il y ait cet abandon doublé d'une austérité intérieure profonde - cette austérité qui est d'une simplicité extraordinaire, car l'esprit n'acquiert rien, ne gagne rien, ne pense pas en termes de « plus ». C'est la simplicité née de cet abandon doublé d'austérité qui suscite l'état de beauté créative. Mais sans l'amour, vous ne pouvez pas être simples, être austères ; vous pouvez parler de simplicité et d'austérité, mais sans l'amour elles ne sont qu'une forme de contrainte, il n'y a donc pas d'abandon. Le seul qui ait en lui l'amour est celui qui s'abandonne, qui s'oublie totalement, et fait donc éclore l'état de beauté créatrice.

La beauté inclut évidemment la beauté de la forme ; mais sans la beauté intérieure, la simple appréciation sensuelle de cette beauté de la forme mène à la dégradation, à la désintégration. Il n'est de beauté intérieure que lorsqu'on éprouve un amour véritable pour les gens et les choses qui peuplent la terre, et cet amour s'accompagne d'un très haut degré de considération, de prévenance et de patience. Vous pouvez maîtriser parfaitement votre technique en tant que chanteur ou poète, vous pouvez savoir peindre ou assembler les mots, mais sans cette beauté créatrice en vous, votre talent n'aura que peu de valeur."

http://nous-les-dieux.org/Krishnamurti/1960%27s/Le_Sens_du_Bonheur/Jiddu_Krishnamurti_1963_Le_Sens_du_Bonheur_10

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MessageSujet: Re: Krishnamurti, son oeuvre...   Sam 24 Mar 2012 - 7:45

"il faut s'abandonner complètement" : c'est le travail de toute une vie ... voir plusieurs !!

sentiment de n'être retenu, ni contraint à rien : pas facile dans ce monde où des choix ont été fait à un moment donné (travail, famille...je ne sous-entend pas qu'il faille tout lâcher non plus !)...arriver à s'ouvrir au rien pour être juste dans le moment tel qu'il est ... encore une fois pas facile facile et même douloureux tant le mental est là pour nous rappeler à l'ordre !!!

Mais c'est une belle opportunité que de se regarder intérieurement et d'essayer d'évoluer... d'ailleurs de toute façon la vie nous pousse à évoluer ...

Voilà mes réflexions du matin lol
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MessageSujet: Re: Krishnamurti, son oeuvre...   Sam 24 Mar 2012 - 12:48

Citation :
Mais c'est une belle opportunité que de se regarder intérieurement et d'essayer d'évoluer... d'ailleurs de toute façon la vie nous pousse à évoluer ...

oui, on continue à vivre, mais avec plus de conscience sur ce qui se passe en nous et au dehors...l'intelligence œuvre en nous...si on arrive à lâcher, pas facile je reconnais !

bah, l'évolution, je n'y crois plus trop...un leurre pour nous pousser à vouloir changer au lieu de se prendre tel qu'on est.

beau weekend à toi

sunny

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MessageSujet: Re: Krishnamurti, son oeuvre...   Lun 26 Mar 2012 - 7:55

Oui tout dépend ce que l'on met derrière le mot évolution...

Etre déjà plus conscient de ce qui se passe en nous pour amener un peu plus de clarté, à être un peu plus en paix avec soi même et être dans le moment, c'est déjà une évolution qui passe par un changement de point de vue...

Et effectivement si changer signifie tout changer autour de soi et prendre la fuite....on ne fait que déplacer le "problème" alors que tout est à l'intérieur de soi et à l'extérieur en interaction avec les autres...pour mieux se comprendre...et effectivement s'accepter tel que l'on est réellement...

Mais qui sommes-nous alors ? lol stop le mental !!!!!!!!

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MessageSujet: Re: Krishnamurti, son oeuvre...   Jeu 29 Mar 2012 - 19:47

" Aimer est la chose qui compte le plus au monde. Mais qu'entendons-nous par "amour"? Quand vous aimez quelqu'un parce que cette personne vous aime en retour, ce n'est assurément pas de l'amour. Aimer, c'est avoir cet extraordinaire sentiment d'affection sans rien demander en retour. Vous avez beau être très doués, réussir tous vos examens, avoir un doctorat et décrocher une belle situation, si vous n'avez pas cette sensibilité, ce sentiment de simple amour, votre coeur restera vide et vous serez malheureux pour le restant de votre vie."



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MessageSujet: Re: Krishnamurti, son oeuvre...   Sam 31 Mar 2012 - 6:20

livre à lire sur le net:

http://issuu.com/jkonline/docs/krishnamurti_paris_1961__french__-_jko?mode=wind

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MessageSujet: Re: Krishnamurti, son oeuvre...   Mer 4 Avr 2012 - 15:19

Chronique d'une vie peu ordinaire...


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MessageSujet: Re: Krishnamurti, son oeuvre...   Sam 7 Avr 2012 - 14:11

Effrayés… comme le reste du monde.

Si un seul être humain comprend jusqu’à la racine le problème de la peur et le résout, pas demain, ou plus tard, mais immédiatement, il affecte la conscience globale de l’humanité. Ceci est un fait. Nous l’avons dit, votre conscience n’est pas votre propriété privée; elle est le résultat du temps, de milliers d’incidents et d’expériences rassemblés par la pensée. Cette conscience est en mouvement constant. Elle est comme un courant, un vaste fleuve dont vous faites partie. On ne peut pas s’en singulariser; et, si vous y regardez en profondeur, il n’y a pas d’individualité. Cela ne va pas vous plaire, mais regardez : individu veut dire entité indivisée, indivisible, non fragmentée, non morcelée, un humain total. Malheureusement, nous sommes presque tous fragmentés, morcelés, divisés, comme le reste du monde – malheureux, tracassés, confus, déprimés, douloureux, effrayés.

Total Freedom, p 302

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MessageSujet: Re: Krishnamurti, son oeuvre...   Sam 14 Avr 2012 - 7:12

Ma question était : quel rapport y a-t-il entre la souffrance et l’amour ? Peut-il y avoir amour s’il y a souffrance – la souffrance étant tout ce que nous avons évoqué ? La souffrance implique un élément de
séparation, de fragmentation. N’y a-t-il pas dans la souffrance beaucoup d’apitoiement sur soi ? Quel rapport tout cela a-t-il avec l’amour ? L’amour a-t-il un caractère d’aliénation ? L’amour a-t-il cette qualité qui caractérise le moi et le toi ?

C’est en l’absence de tout mouvement de fuite devant la souffrance que l’amour est. La passion, c’est la flamme de la souffrance, et cette flamme ne peut se manifester que lorsqu’il n’y a pas de mouvement de fuite, pas de résistance. Ce qui signifie quoi ? Ce qui signifie que la souffrance n’est pas porteuse de division. Qu’est-ce que la relation pour un esprit qui a compris la souffrance – et par conséquent la fin de celle-ci ? Qu’est-ce qui caractérise l’esprit à qui la fi n, c’est-à-dire la mort, ne fait plus peur ? Quand l’énergie n’est pas gaspillée en échappatoires, cette énergie devient alors la flamme de la passion. « Compassion » signifie passion à l’égard de tous et de tout. La compassion est cette passion qui englobe tout.

Face à soi-même.

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MessageSujet: Re: Krishnamurti, son oeuvre...   Mer 18 Avr 2012 - 5:03

"Il est étonnant de voir comme la plupart des hommes veulent qu'on les reconnaisse et qu'on les loue : comme des grands poètes, des philosophes, cela gonfle leur ego, donne de grandes satisfactions, mais n'a guère de sens. Cela a pour effet de nous mettre à part des autres, et cela engendre des problèmes sans cesse croissants. La plupart des gens sont saisis du désir d'être admirés, d'accomplir, de réaliser, et l'échec est inévitable, avec la douleur qui s'ensuit. Tant que le moi égoïste s'active, il ne peut y avoir que fatigue et frustration."

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MessageSujet: Re: Krishnamurti, son oeuvre...   Mer 18 Avr 2012 - 10:03

Un petit jeu amusant vers la quête du bonheur ! A tester sur 24h (et plus si affinité Wink )

Une feuille blanche au réveil et un crayon à papier, puis c'est partit ! Pendant 24h observez vous avec un regard PROFOND et IMPARTIAL en ce qui concerne vos choix, vos actes et vos pensées qui viennent. Tout au long de la journée, indiquez sur votre feuille avec une petite croix et quelques mots clés quand vous ressentez une "illusion". En fin de journée vous pouvez additionner votre score et faire votre propre bilan personnel ;D !


"Etre honnête veut dire n’avoir pas d’illusions à votre sujet et n’avoir même pas le germe des illusions - qui est le désir et le plaisir."

http://www.krishnamurti-france.org/Que-veut-dire-honnetete

bon, et puis si nos choix sont dictés par l'illusion du plaisir...ce n'est pas bien grave, je dirais c'est humain Wink mais on en récolte bien souvent la douleur en s'y attachant...on ne pourra blâmer personne et encore moins la vie...étant "responsable" de notre propre "malheur".

Neutral



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MessageSujet: Re: Krishnamurti, son oeuvre...   Sam 28 Avr 2012 - 5:51

« C’est cette soif permanente de sécurité qui engendre l’inégalité, et ce problème ne sera jamais résolu, sauf si nous comprenons enfin que c’est l’esprit qui crée la différence, que c’est l’esprit qui est dénué d’Amour.

Ce n’est pas une législation qui résoudra le problème, et la droite ou la gauche ne peuvent pas non plus le résoudre.

Le problème de l’inégalité ne peut être résolu que lorsqu’il y a l’Amour, et l’Amour n’est pas qu’un simple mot en l’air. Celui qui Aime ne se soucie pas de savoir qui est supérieur et qui est inférieur ; il n’y a pour lui ni égalité ni inégalité : il n’y a qu’un état d’être qui est l’Amour. »

(Jiddu Krishnamurti)

même si pour moi, la gauche est plus humaine, un peu plus d'amour...

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MessageSujet: Re: Krishnamurti, son oeuvre...   Lun 30 Avr 2012 - 7:41

« Toute autorité de n’importe quelle sorte, spécialement dans le champ de la pensée et de la compréhension, est la plus destructive et la plus mauvaise des choses.

Les meneurs détruisent les suiveurs et les suiveurs détruisent les meneurs. Vous devez être votre propre enseignant et votre propre disciple.

Vous devez questionner tout ce que l’être humain a accepté comme valable, comme nécessaire »

Jiddu Krishnamurti

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MessageSujet: Re: Krishnamurti, son oeuvre...   Jeu 10 Mai 2012 - 16:52

‎"Quand on cesse de se comparer à d'autres ou de lutter pour devenir autre, - ou meilleur que l'autre - on est rendu à l'énergie vitale qui en nous est passion, on devient capable de cette passion immense sans laquelle rien ne se fait..."


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MessageSujet: Re: Krishnamurti, son oeuvre...   Dim 20 Mai 2012 - 16:18

"Nous avons tant de peurs variées, et nous tentons de les résoudre une par une. Nous semblons incapables de nous sortir de là. Dès que nous pensons être débarrassé d’une certaine peur, une autre surgit. Quand nous sommes conscients d’une peur, nous tentons de la fuir, d’y trouver une réponse, de découvrir un moyen d’agir, de tenter de la supprimer. Nous, les êtres humains, avons déployé un astucieux réseau d’évasions : Dieu, le divertissement, la boisson, le sexe, n’importe quoi. Toutes les évasions sont semblables, qu’il s’agisse de Dieu ou de la boisson !"

The Collected Works, vol XVI, p 174

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MessageSujet: Re: Krishnamurti, son oeuvre...   Lun 21 Mai 2012 - 19:52

Extraits de vidéos de Krishnamurti doublés en français et en français aussi...

http://www.paul-pujol.net/pages/Liste_des_videos_et_audios_de_JKrishnamurti_present_sur_le_site-7703563.html

Merci pour ce magnifique cadeau Paul Wink

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MessageSujet: Re: Krishnamurti, son oeuvre...   Ven 25 Mai 2012 - 13:34

Être attentif à la peur.

Question : Vous observez la peur, et vous vous voyez vous en évader. Que faire ? Krishnamurti : En premier, ne résistez pas au mouvement d’évasion. Pour observer la peur, il vous faut toute votre attention, et l’attention ne comporte ni condamnation, ni jugement, ni évaluation; rien que l’observation. Quand vous vous évadez, c’est que votre attention vagabonde, vous n’êtes pas attentif – il y a de l’inattention. Soyez inattentif, mais prenez conscience que vous êtes inattentif : la conscience de votre inattention est de l’attention. Quand vous vous rendez compte de votre inattention, soyez-en conscient, n’y faites rien, soyez simplement conscient d’être inattentif; alors cette prise de conscience est l’attention. C’est tellement simple. Dès que cela a été vu, vous avez éliminé tout conflit : vous êtes conscient sans choix. Si vous dites : ‘j’étais attentif, maintenant je ne le suis plus, il faut que je le redevienne’, c’est un choix. Être conscient, c’est être conscient sans choix .

Beyond Violence, p 71

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MessageSujet: Re: Krishnamurti, son oeuvre...   Mer 30 Mai 2012 - 14:42

Une pensée juste, c’est seulement se conformer à ce qui est correct, respectable, tandis que penser de façon juste est un mouvement. C’est le fruit de la compréhension et la compréhension subit constamment des modifications, des changements.

De même, il y a une différence entre une relation juste et la compréhension de notre relation avec la nature. Quelle relation avez-vous avec la nature ? (par nature il faut entendre les rivières, les arbres, les oiseaux au vol rapide, les poissons dans l’eau, les minéraux sous la terre, les cascades et les toute petites mares). Quelle relation avez-vous avec tout cela ?


La plupart d’entre nous ne sont pas conscients de cette relation. Jamais nous ne regardons un arbre vraiment ou si nous le faisons, c’est pour l’utiliser, nous asseoir sous son ombrage ou l’abattre pour en faire du bois de construction.
En d’autres termes, nous regardons les arbres dans un but utilitaire. Nous ne regardons jamais un arbre sans nous projeter sur lui ou l’utiliser à notre convenance. Nous traitons la terre et ses ressources de la même façon.
Nous n’aimons pas la terre, nous nous contentons de l’utiliser. Si nous l’aimions vraiment, nous utiliserions ses ressources avec frugalité. Si nous voulons comprendre notre relation avec la terre, nous devons puiser dans ses ressources avec beaucoup plus d’égards. Comprendre notre relation avec la nature est aussi difficile que de comprendre notre voisin, notre femme et nos enfants

Krishnamurti - De la nature et de l’environnement


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MessageSujet: Re: Krishnamurti, son oeuvre...   Mar 12 Juin 2012 - 16:40

"En général, nous avons peur de mourir parce que nous ne savons pas ce que veut dire vivre.

Nous avons accepté que la vie soit cette agonie et cette désespérance : nous nous y sommes habitués, et nous pensons que la mort doit être soigneusement évitée. Mais cependant, la mort est extraordinairement semblable à la vie lorsque nous savons vivre. On ne peut vivre sans, en même temps, mourir. On ne peut pas vivre sans mourir psychologiquement toutes les minutes. Cela n’est pas un paradoxe intellectuel, je dis bien que pour vivre complètement, totalement, chaque journée, en tant qu’elle présente une beauté toute neuve, on doit mourir à tout ce qu’était la journée d’hier, sans quoi on vit mécaniquement et l’on ne peut savoir ce qu’est l’amour, ce qu’est la liberté.

En général, nous avons peur de mourir parce que nous ne savons pas ce que veut dire vivre. Nous ne savons pas vivre, et, par conséquent, nous ne savons pas mourir. Tant que nous aurons peur de la vie, nous aurons peur de la mort.
L’homme que la vie n’effraie pas, ne craint pas de se trouver dans une insécurité totale, car il sait qu’intérieurement, psychologiquement, il n’y a pas de sécurité."

http://www.krishnamurti-france.org/En-general-nous-avons-peur-de-mourir-parce-que

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MessageSujet: Re: Krishnamurti, son oeuvre...   Sam 16 Juin 2012 - 5:04

Le désir de faire du mal est un instinct profondément enraciné. Nous accumulons du mécontentement et c'est cela qui nous donne une vitalité particulière, un sentiment d'action et de vie ; et ce qui a été accumulé doit ressortir d'une manière ou d'une autre, par la colère, l'insulte, la dépréciation, l'acharnement, et par leurs contraires. C'est cette accumulation du mécontentement qui nécessite le pardon -qui n'a plus de raison d'être si l'on n'a pas gardé le sentiment d'avoir été blessé.

Pourquoi emmagasinons-nous la flatterie et l'insulte, la blessure et l'affection? Sans cette accumulation d'expériences et de leurs réponses, nous ne sommes pas ; nous ne sommes rien si nous n'avons pas de nom, d'attachement, de croyance. C'est la peur de n'être rien qui nous pousse à accumuler ; et c'est cette peur, consciente ou inconsciente, qui, en dépit de nos efforts pour accumuler, provoque la désagrégation et la destruction. Si nous pouvons avoir conscience de cette peur, alors c'est la vérité qui nous libère de cette peur, et non notre désir et nos efforts pour nous en libérer.

Vous n'êtes rien. Vous avez beau avoir un nom et un titre, biens et un compte en banque, la puissance et la célébrité, tous ces écrans protecteurs ne vous empêchent pas de n'être rien. Vous pouvez n'avoir aucune conscience de ce vide, de ce néant, ou vous pouvez simplement ne pas vouloir en prendre conscience ; mais il est là, quoi que vous fassiez pour lui échapper. Vous pouvez essayer de fuir cela par mille subterfuges, par la violence personnelle ou collective, par l'adoration individuelle ou collective, par l'étude ou les plaisirs ; mais que vous dormiez ou que vous soyez éveillés, il est toujours là.

Krishnamurti - Commentaire sur la vie 1 - Chapitre 39 : l'autodéfense
http://nous-les-dieux.org/Krishnamurti/Commentaires_sur_la_vie/Commentaires_sur_la_vie_-_tome_1/1956-00-00_Commentaires_sur_la_vie_-_tome_i_chapitre_39_%27l%27autodefense%27

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MessageSujet: Re: Krishnamurti, son oeuvre...   Mar 19 Juin 2012 - 16:24

La méditation



Chacun de nous veut vivre certaines catégories d'expériences, qu'elles soient mystiques, religieuses, sexuelles, ou celles de posséder beaucoup d'argent, d'exercer le pouvoir, d'avoir une situation, de dominer. En vieillissant, nous pouvons ne plus avoir d'appétits physiques, mais nous avons le désir de vivre des expériences plus vastes, plus profondes, de plus grande portée, et nous cherchons à les obtenir par toutes sortes de moyens tels que l'élargissement de notre conscience par exemple —qui est tout un art— ou l'intensification des sensations par des drogues.

Cet usage des drogues est un artifice qui existe depuis des temps immémoriaux. On mâche un morceau de feuille ou on absorbe le produit chimique le plus récent, pour obtenir, au moyen d'une altération temporaire de la structure des cellules cérébrales, une plus grande sensibilité, des perceptions plus élevées, qui ont un semblant de réalité. Ce besoin de plus en plus répandu d'expériences de ce genre révèle la pauvreté intérieure de l'homme. Nous nous imaginons qu'elles nous permettent d'échapper à nous-mêmes, mais elles sont conditionnées par ce que nous sommes. Si nous avons un esprit mesquin, jaloux, inquiet, nous pouvons prendre la drogue la plus récemment inventée, nous ne verrons que nos propres créations à notre mesure, nos projections émanant de notre arrière-plan conditionné.

La plupart d'entre nous aspirent à des expériences durables, que la pensée ne peut détruire, susceptibles de nous satisfaire pleinement. Ainsi, sous-jacent à cette aspiration, est un désir de satisfaction qui détermine la nature de l'expérience. Il nous faut donc comprendre à la fois ce désir et les sensations que l'expérience procure.

C'est un grand plaisir que d'éprouver une grande satisfaction. Plus une expérience est durable, profonde, vaste, plus elle est agréable. C'est ce plaisir qui dicte la nature de l'expérience à laquelle nous aspirons, et qui nous donne sa mesure. Or tout ce qui est mesurable est dans les limites de la pensée et susceptible de créer des illusions. On peut vivre des expériences merveilleuses et être dupé. Les visions qu'une personne peut avoir sont déterminées par son conditionnement. Vous pouvez voir le Christ ou le Bouddha ou tout autre personnage objet de votre culte, et plus vous serez croyant, plus intenses seront vos visions: ces projections de vos désirs.

Si, à la recherche d'une notion fondamentale telle que celle de la vérité, nous voyons Que sa mesure pour nous —est notre plaisir, nous projetons déjà l'idée de ce que serait cette expérience, et elle ne serait plus valable.

Qu'entendons-nous par vivre une expérience? Existe-t-il rien de neuf, d'originel, dans ce que l'on éprouvé au cours d'un tel événement? Il n'est que la réaction d'un paquet de mémoires, en réponse à une provocation. Ces mémoires ne peuvent répondre que selon leur arrière-plan, et plus on est habile à. interpréter l'expérience, plus cette réponse se développe. Vous devez donc non seulement mettre en question les expériences des autres, mais aussi les vôtres.

Si vous ne reconnaissez pas une expérience, c'est que ce n'en est pas une. Chaque expérience a déjà été vécue, sans quoi vous ne la reconnaîtriez pas. Vous la reconnaissez comme étant bonne, mauvaise, belle, sainte, etc., selon votre conditionnement, donc sa récognition doit inévitablement être vieille.

Nous voulons vivre l'expérience du réel —c'est ce que nous voulons tous, n'est-ce pas?— mais vivre le réel c'est le connaître et dès que nous le reconnaissons, nous l'avons déjà projeté et il n'est plus réel parce qu'il est dans le champ de la pensée et du temps. Ce que l'on peut penser au sujet de la réalité n'est pas le réel. Nous ne pouvons pas reconnaître une expérience neuve: c'est impossible. On ne reconnaît que ce que l'on connaît déjà, donc lorsque nous déclarons avoir eu une expérience nouvelle, elle n'est pas du tout neuve. Chercher des expériences nouvelles au moyen d'une expansion de la conscience, ainsi qu'on le fait avec des drogues psychédéliques, c'est encore demeurer dans le champ limité de la conscience.

Nous découvrons maintenant une vérité fondamentale, qui est qu'un esprit à la recherche des expériences vastes et profondes auxquelles il aspire est très creux et obtus, car il ne vit qu'avec des souvenirs.

Si nous n'avions pas d'expériences, que nous arriverait-il? Nous avons besoin de leurs provocations pour nous tenir éveillés. S'il n'y avait en nous ni conflits, ni perturbations, ni changements, nous serions tous profondément endormis. Donc ces rappels sont nécessaires pour presque tout le monde. Nous pensons que sans eux nos esprits deviendraient stupides et lourds, par conséquent nous avons besoin de provocations et d'expériences pour nous faire vivre plus intensément et pour aiguiser nos esprits. Mais en vérité, cet état de dépendance ne fait qu'émousser nos esprits. Il ne nous tient pas du tout éveillés.

Je me demande donc s'il me serait possible d'être éveillé totalement, non en quelques points périphériques de mon être, mais totalement éveillé, sans provocations ou expériences. Cela exigerait une grande sensibilité, à la fois physique et psychologique. Cela voudrait dire qu'il me faudrait être affranchi de toute aspiration, car je provoquerais l'expérience dès l'instant que je l'appellerais. Pour être débarrassé de mes exigences intérieures, de mes désirs et de mes satisfactions, il me faudrait reprendre une investigation en moi-même et comprendre toute la nature de mon désir. Toute demande intérieure provient d'une dualité: «Je suis malheureux, je voudrais être heureux.» En cette aspiration: «Je veux être heureux» est un état malheureux, de même que lorsqu'on fait un effort vers le bien, en cette vertu est le mal. Toute affirmation contient son opposé, et tout effort renforce ce que l'on veut surmonter. Lorsque vous désirez l'expérience du vrai ou du réel, cette demande émane de votre manque de satisfaction au sujet de ce qui «est», et crée, par conséquent, son contraire. Et dans ce contraire se trouve ce qui a été. Nous devons nous libérer de ces incessantes demandes, autrement il n'y aurait pas de fin au couloir de la dualité. Cela veut dire se connaître soi-même si complètement que l'on ne cherche plus.

On a, en cet état, un esprit qui n'appelle pas l'expérience; qui ne veut pas être provoqué; qui ne connaît pas la provocation; qui ne dit ni «je dois», ni «je suis éveillé»; qui est complètement ce qu'il «est». Ce ne sont que des esprits frustrés, étroits, creux, conditionnés, qui recherchent le «plus ». Peut-on vivre en ce monde sans le «plus», sans ces sempiternelles comparaisons? Assurément, c'est possible. Mais on doit l'apprendre par soi-même. Mener une enquête dans toute cette sphère, c'est méditer. Ce mot a été employé, en Orient et en Occident, d'une façon malheureuse. Il existe différentes écoles et différents systèmes de méditation. Certaines écoles disent: «Observez le mouvement de votre gros orteil, observez-le, observez-le, observez-le», d'autres recommandent que l'on s'assoie dans certaines postures, que l'on respire régulièrement, ou que l'on s'exerce à être lucide. Tout cela est purement mécanique. Une autre méthode consiste à vous donner un certain mot et à vous dire que si vous le répétez très longtemps, vous aurez une expérience transcendantale extraordinaire. C'est une absurdité. C'est de l'auto-hypnotisme. Il est certain qu'en répétant indéfiniment Amen, Om, ou Coca-Cola, vous aurez une certaine expérience, parce qu’au moyen de répétitions on se calme l'esprit. C'est un phénomène bien connu en Inde depuis des milliers d'années, que l'on appelle Mantra-Yoga. Avec des répétitions vous pouvez inciter votre esprit à être aimable et doux, mais il n'en sera pas moins un petit esprit mesquin, misérable. Vous pourriez aussi bien placer sur votre cheminée un morceau de bois ramassé dans le jardin et lui présenter tous les jours une fleur en offrande. Au bout d'un mois vous seriez en train de l'adorer, et ne pas lui offrir une fleur serait un péché.

La méditation ne consiste pas à suivre un système; ce n'est pas une constante répétition ou imitation; ce n'est pas une concentration. Une des méthodes favorites de certaines personnes qui enseignent la méditation est d'insister auprès de leurs élèves sur la nécessité de se concentrer, c'est-à-dire de fixer leur esprit sur une pensée et d'expulser toutes les autres. C'est la chose la plus stupide, la plus nocive que puisse faire n'importe quel écolier, lorsqu'on l'y oblige. Cela veut dire que pendant tout ce temps on est le lieu d'un combat entre la volonté insistante de se concentrer et l'esprit qui vagabonde, tandis qu'il faudrait être attentif à tous les mouvements de la pensée, partout où elle va. Lorsque votre esprit erre à l'aventure, c'est que vous êtes intéressé par autre chose que ce que vous faites.

La méditation exige un esprit étonnamment agile; c'est une compréhension de la totalité de la vie, où toute fragmentation a cessé, et non une volonté dirigeant la pensée. Lorsque celle-ci est dirigée, elle provoque un conflit dans l’esprit mais lorsqu'on comprend sa structure et son origine —que nous avons déjà examinées— elle cesse d'intervenir. Cette compréhension de la structure de la pensée est sa propre discipline, qui est méditation.

La méditation consiste à être conscient de chaque pensée, de chaque sentiment; à ne jamais les juger en bien ou en mal, mais à les observer et à se mouvoir avec eux. En cet état d'observation, on commence à comprendre tout le mouvement du penser et du sentir. De cette lucidité naît le silence.

Un silence composé par la pensée est stagnation, une chose morte, mais le silence qui vient lorsque la pensée a compris sa propre origine, sa propre nature et qu'aucune pensée n'est jamais libre mais toujours vieille, ce silence est une méditation où celui qui médite est totalement absent, du fait que l'esprit s'est vidé du passé.

Si vous avez lu ce livre attentivement pendant une heure, c'est cela, la méditation. Si vous n'avez fait qu'en extraire quelques mots et que rassembler quelques idées afin d'y penser plus tard, ce n'est pas de la méditation.

La méditation est un état d'esprit qui considère avec une attention complète chaque chose en sa totalité, non en quelques-unes seulement de ses parties. Et personne ne peut vous apprendre à être attentif. Si un quelconque système vous enseigne la façon d'être attentifs, c'est au système que vous êtes attentif, et ce n'est pas cela, l'attention.

La méditation est un des arts majeurs dans la vie, peut-être «l'art suprême», et on ne peut l'apprendre de personne: c'est sa beauté. Il n'a pas de technique, donc pas d’autorité. Lorsque vous apprenez à vous connaître, observez-vous, observez la façon dont vous marchez, dont vous mangez, ce que vous dites, les commérages, la haine, la jalousie —être conscients de tout cela en vous, sans option, fait partie de la méditation.

Ainsi la méditation peut avoir lieu alors que vous êtes assis dans un autobus, ou pendant que vous marchez dans un bois plein de lumière et d'ombres, ou lorsque vous écoutez le chant des oiseaux, ou lorsque vous regardez le visage de votre femme ou de votre enfant.

Comprendre ce qu'est la méditation implique l'amour: l'amour qui n'est pas le produit de systèmes, d'habitudes, d'une méthode. L'amour ne peut pas être cultivé par la pensée; mais il peut —peut-être— naître dans un silence complet en lequel celui qui médite est entièrement absent. Un esprit ne peut être silencieux que lorsqu'il comprend son propre mouvement en tant que penser et sentir, et, pour le comprendre, il ne doit rien condamner au cours de son observation.

Observer de cette façon est une discipline fluide, libre, qui n'est pas celle du conformisme.

http://www.omalpha.com/jardin/krishnamurti.html

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MessageSujet: Re: Krishnamurti, son oeuvre...   Dim 24 Juin 2012 - 17:28

Qu'est-ce donc qui permet au désir de se perpétuer? La pensée, n'est-ce pas? On voit tout d'abord la voiture, puis vient la sensation, suivie du désir. Et si la pensée n'intervient pas pour perpétuer le désir, en disant: « Cette voiture, il me la faut, comment faire pour l'avoir? », alors le désir cesse. Est-ce que vous me suivez? Je n'affirme pas du tout qu'il faille se libérer du désir ; au contraire. Mais il faut en comprendre toutes les structures, et vous vous apercevrez alors qu'il n'y a plus de continuité du désir, mais quelque chose de tout à fait différent.

Le plus important n'est donc pas le désir, mais le fait que nous lui donnions une continuité. Par exemple, nous donnons une continuité à la sexualité par la pensée, les images mentales ou matérielles, les sensations, les souvenirs ; nous entretenons le souvenir en y repensant, et tout cela donne un prolongement à la sexualité, à l'importance accordée aux sens. Non que les sens ne soient pas importants: ils le sont. Mais nous donnons aux plaisirs des sens une continuité qui prend une importance prédominante dans notre vie. L'essentiel n'est donc pas de se libérer du désir, mais d'en appréhender les structures, et de comprendre comment la pensée lui confère une continuité - et c'est tout. Alors l'esprit est libre, et vous n'avez plus à chercher à vous libérer du désir. Dès lors que vous cherchez à vous en affranchir, vous êtes piégé dans le conflit. Chaque fois que vous voyez une voiture, une femme, une maison, ou quoi que ce soit qui vous attire, la pensée entre enjeu et donne une continuité au désir, et tout cela devient alors un problème sans fin.

L'important est de vivre une vie dénuée de tout effort, de tout problème. Vous pourrez vivre sans problèmes si vous comprenez la nature de l'effort et si vous voyez clairement toute la structure du désir. Nous sommes tous assaillis par mille problèmes et, pour en être délivrés, nous devons être capables de mettre fin immédiatement à chacun d'entre eux dès qu'ils se présentent. Il est absolument indispensable que l'esprit soit totalement dépourvu de problèmes, et vive ainsi une existence sans efforts. Un tel esprit est assurément le seul qui soit religieux, car il a compris la souffrance et la fin de la souffrance.

http://nous-les-dieux.org/Krishnamurti/En_vrac's/A_propos_de_Dieu/Jiddu_Krishnamurti_A_propos_de_Dieu_24

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MessageSujet: Re: Krishnamurti, son oeuvre...   Jeu 28 Juin 2012 - 6:02

La beauté existe là où l’ego n’est point
« L’amour n’est pas la sensation. L’amour n’est ni le plaisir, ni le désir, ni son assouvissement. L’amour n’est ni la jalousie ni la haine. L’amour sait être généreux, compatissant, plein de tact. Pourtant, ces qualités ne sont pas l’amour. Il faut, pour y accéder, être extrêmement sensible à la beauté. Il ne s’agit pas de la beauté d’une femme, d’un homme… La beauté dont je parle existe là où l’ego n’est point. Cette beauté, cet amour, cette vérité, c’est la plus haute forme d’intelligence… »

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MessageSujet: Re: Krishnamurti, son oeuvre...   Mer 4 Juil 2012 - 16:10

"Vous ne m'écoutez pas dans le but de découvrir quels sont vos problèmes, parce que cela voudrait dire que vous en êtes absolument inconscients ; que vous dépendez d'un autre pour vous ouvrir les yeux sur eux, et par conséquent tout ce que vous ressentez est superficiel, inutile, et obéit à une autorité.

Tandis que si vous êtes intelligemment conscients de vos problèmes, des questions qui se posent à vous, conscientes, aussi bien qu'inconscientes, votre problème prend une acuité extraordinaire. Vous ne pouvez vous y dérober ; il est là. Vous pouvez vous efforcer de le voiler, de le fuir, de le raisonner, d'aller trouver un psychanalyste ou un confesseur, vous pouvez avoir recours à tous ces innombrables procédés que l'on emploie pour résoudre une question personnelle, mais tout cela c'est de l'activité, non seulement l'activité qui a engendré le problème, mais encore toutes celles auxquelles vous vous complaisez et auxquelles vous vous abandonnez dans le but de l'éviter. Cette activité intellectuelle qui consiste à raisonner votre problème, ou qui cherche à y trouver une réponse, n'est encore qu'activité.

Ou bien si vous dites: "Il faut que je le comprenne ; quelle est la réponse ; quelle est la façon de s'en sortir?", c'est encore de l'activité, émotive, intellectuelle ou simplement neurologique. Étant conditionnés, vous agissez ou vous répondez selon la réaction fragmentaire de ce conditionnement total."

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MessageSujet: Re: Krishnamurti, son oeuvre...   Mer 11 Juil 2012 - 9:45

KRISHNAMURTI : Je pense que ce serait une bonne chose qu'ensemble, ce matin, nous nous demandions si, ici même, dans cette communauté, chacun de nous s'épanouit, grandit intérieurement. Ou si nous avançons, chacun dans une étroite ornière, de sorte que, abordant la fin de notre vie, nous nous rendrons compte que nous n'avons jamais saisi l'occasion de nous épanouir totalement et nous passe­rons les jours qui nous resteront à le regretter. Voulez-vous que nous parlions de cela ?

Nous devrions tous, je pense, non seulement en tant qu'élèves à Brockwood, mais aussi en qualité d'éducateurs, nous demander si intérieurement, et peut-être aussi exté­rieurement - l'un et l'autre étant en fait liés - nous nous développons, non pas si nous gagnons en taille et en vi­gueur, mais si intérieurement, psychologiquement, nous fleurissons.
Par fleurir, je veux-dire que rien ne nous entrave, ne nous bloque ni ne nous empêche de vraiment croître profon­dément, intérieurement. La plupart d'entre nous ne fleuris­sons, ne croissons, ne nous épanouissons pour ainsi dire jamais. Il se produit quelque chose au cours de notre vie qui nous rabougrit, nous insensibilise, de sorte qu'il n'y a pas de nourriture intérieure profonde.

Peut-être est-ce parce que le monde tel qu'il est exige de nous que nous devenions des spécialistes - médecins, savants, archéologues, philosophes, etc. ; c'est peut-être là une des raisons pour lesquelles psychologiquement nous semblons ne pas croître... immensément.

Voilà donc à mon avis une des questions dont nous devrions parler. Petite communauté d'enseignants et d'élè­ves, vivant ici ensemble, qu'est-ce qui nous empêche de fleurir. Est-ce la profondeur du conditionnement que nous font subir notre société, nos parents, notre religion, et même notre savoir ? Toutes ces forces du milieu dans lequel nous vivons agissent-elles en fait pour prévenir, bloquer, entraver l'épanouissement ? Comprenez-vous ma question ? Vous ne comprenez pas ?

Regardez. Si je suis catholique, mon esprit, mon cer­veau, toute ma structure psychologique sont, de ce fait même, conditionnés, n'est-ce-pas ? Mes parents me disent que je suis catholique, je vais à l'église chaque dimanche ; il y a la messe, avec toute sa beauté, les effluves, les parfums, les fidèles chapeautés et habillés de neuf, qui s'observent, il y a les psalmodies du prêtre - tout cela conditionne l'esprit et exclut toute floraison. Comprenez-vous? Je me déplace dans une certaine ornière, dans un chemin déterminé, au sein d'un système donné, et cette voie-là, ce système, cette activité même à une action res­trictive - en conséquence, l'épanouissement ne survient jamais.

Comprenez-vous maintenant ma question '? Est-ce cela ce qui se passe ici ?

Sommes-nous si lourdement conditionnés par les in­nombrables événements et incidents, par les nombreuses pressions et affirmations - des parents, de la société et tout ce qui s'ensuit - que nous n'arrivons pas à suivre le cours qui est le nôtre aisément, avec bonheur, à croître ? Si nous le sommes, alors est-ce que Brockwood, où nous nous trouvons actuellement, nous aide à démanteler notre condi­tionnement ? Saisissez-vous maintenant ma question ? Et si Brockwood ne nous aide pas de cette façon, quelle est son utilité ? Pourquoi avoir un Brockwood, si en définitive vous allez vous retrouver comme les millions de gens qui n'ont jamais perçu, interrogé, vécu, en ce sens qu'ils ont toujours ignoré cet approfondissement immense, ce vaste mouve­ment, cette floraison ? Vous comprenez ma question ?


Elève :A l'extérieur, vous savez, il y a trop de pres­sions.

KRISHNAMURTI : Vous dites qu'il y a trop de pres­sions. Approfondissez cela, lentement, explorez. Si vous ne subissiez aucune pression, feriez-vous quoi que ce soit ? Seriez-vous attentif maintenant ? J'exerce une pression sur vous, vous comprenez. C'est vrai que je ne vous poursuis pas physiquement, mais j'appelle votre attention sur quelque chose - et cela, pour vous, revient à subir une pression, parce que vous ne voulez pas regarder. Vous voulez vous amuser dans la vie. Vous vous voyez comme un être à part, vous voulez faire quelque chose d'extraordinaire, et par conséquent vous négligez tout le reste. Si aucune pression ne vous atteignait, seriez-vous actif ? Ou au contraire de­viendriez-vous de plus en plus paresseux, indifférent et fini­riez-vous par vous étioler ? Bien que vous ayez peut-être un mari ou une femme, des enfants, une maison, un emploi et tout ce qui s'ensuit - avez-vous jamais, intérieurement, connu l'épanouissement ?

Donc, la pression qui s'exerce ici, est-elle la bonne ? Comprenez-vous ? Est-elle de par sa nature celle qui convient" Par cette pression, j'entends non pas la contrainte, ni l'incitation à imiter, ni le plaisir de réussir, de grimper les échelons, de devenir quelqu'un, mais la pression qui aide à grandir intérieurement. Suivez-vous ? Car sans épanouissement, on mène une vie banale, matérielle, et on meurt, à 60 ans, ou à 80 ans. Tel est le lot habituel de tout un chacun - vous en êtes-vous rendu compte ? Et lorsque vous observez tout cela, quelle est votre réaction, qu'en dites-vous ?

Élève. On se demande si cela vaut la peine de vivre une vie comme celle-là.

KRISHNAMURTI. Regardez, mon ami. On voit, à mesure que l'on grandit, que très peu de gens sont heureux, qu'il y a trop de pressions, de concurrence - mille person­nes pour un seul poste - qu'il y a surpopulation. Tout au monde devient de plus en plus hasardeux. Vous compre­nez ? Et lorsque vous observez tout cela, comment réagis­sez-vous ?

Élève. Je vois mes parents vieillir. Ils se démènent sans nécessité, mais par crainte de regarder tout cela.

KRISHNAMURTI. Ainsi, d'après vous, la plupart des gens sont en quête de sécurité physique, et, peut-être de sécurité psychologique. La sécurité, biologique ou psycho­logique, vous donnera-t-elle ce sentiment d'épanouisse­ment ? Vous comprenez ? J'emploie le mot épanouir dans le sens de prendre son entier développement, comme une fleur qui pousse sans entrave dans un champ. Maintenant, est-ce que vous cherchez la sécurité, extérieure aussi bien qu'inté­rieure ? Êtes-vous psychologiquement dépendant d'un tiers, tributaire d'une croyance, de l'identification à une nation, à un groupe ; ou vous lancez-vous dans l'étude d'une matière technique particulière, en y travaillant très dur, pour trou­ver, là aussi, un sentiment de sécurité intérieure ? Recher­chez-vous la sécurité psychologique dans un savoir quelcon­que ?

Il faut se poser toutes ces questions pour découvrir, n'est-ce pas ? Il faut se demander si la sécurité psychologi­que existe ? Comprenez-vous ma question ? Voyez donc - je suis tributaire de mon mari ou de ma femme, pour beaucoup, beaucoup de raisons ; pour trouver du réconfort, des satisfactions sexuelles, un encouragement quand je me sens seul, déprimé, pour avoir quelqu'un qui me dise « ne t'en fais pas, tu t'en sors très bien », qui me tape sur l'épaule et me répète quelle personne bien je suis, de sorte que petit à petit, j'en arrive à me sentir plus à l'aise, et, en définitive, je m'attache à cet être et me retrouve plus forte­ment sous son empire. De telles relations donnent une cer­taine assurance, mais, dans la réalité des faits, y trouve-t-on vraiment la moindre sécurité ?

Élève. Ces relations sont très fragiles.

KRISHNAMURTI. Elles sont très fragiles, mais est-il des relations capables d'offrir une sécurité permanente ? Vous allez tomber amoureux, éprouver de l'amour l'un pour l'autre - pour ce que cela veut dire -, et pendant quel­ques années, vous serez attaché l'un à l'autre, vous dépen­drez l'un de l'autre sur tous les plans, biologiquement aussi bien que psychologiquement, et dans les relations qui s'éta­bliront entre vous, vous rechercherez tout le temps la per­pétuation de vos sentiments, n'est-ce-pas ? Non ? Tout au moins vous espérerez la trouver. Mais avant de vous enfon­cer tout à fait - de vous laisser aller à ce que vous appelez « vous aimer » - ne devez-vous pas chercher à savoir s'il y a la moindre sécurité dans les relations, quelles qu'elles soient, qui existent entre être humains ? - ce qui ne revient pas à se condamner à une solitude désolante, sans espoir.

On se sent solitaire ; laissé à soi-même, on est mal à l'aise, on est incomplet par soi-même ; on a peur de ne pas pouvoir vivre seul ; alors, progressivement, pris par la crainte, on commence à s'attacher à quelqu'un - ou à quelque chose. Et alors, que se passe-t-il ? S'étant attaché, on a tout aussi peur, parce qu'on risque de perdre l'objet de son attachement. N'est-ce pas vrai ? La personne en cause peut se détourner, peut tomber amoureuse de quelqu'un d'autre. Je pense donc qu'il est très important devoir avec une clarté extrême si oui ou non les relations ainsi nouées peuvent être source de sécurité.


Dans les relations, qu'est-ce que l'amour ? Suivez­-vous ? L'amour, dans les relations, est-il un sentiment de haute satisfaction, de grande sécurité ? Si l'on a découvert qu'il n'y a point de sécurité dans les relations, force est de demander : y en a-t-il dans l'amour ? Suivez-vous ? Non, vous n'avez pas compris ? D'accord, regardons à nouveau.

Je vous suis attaché ; j'ai de l'affection pour vous ; j'éprouve de l'amour pour vous, je veux me marier et avoir des enfants. Mais cet attachement est-il permanent ? Est-il durable ? Ou bien est-il très fragile, vulnérable, incertain ? Je veux le rendre sûr, mais dans la réalité, il est très aléatoire. D'accord ? Voilà clarifié un des points inhérents aux relations. Or nous disons que dans les relations, il y a amour. L'amour est-il donc source de sécurité ? Et qu'en­tendons-nous par amour ? Avançons-nous de concert ?

Alors, retournons à notre toute première question : je veux découvrir s'il est possible de s'épanouir, de croître et de vivre totalement - vous savez, joyeux, le cœur plein d'allégresse. C'est cela que je veux découvrir dans la vie. Ou est-ce que la vie doit toujours être déprimante, solitaire, désespérée, violente, idiote ? Vous suivez ? C'est cela la première chose que l'on veut découvrir. Et est-ce que Brockwood vous aide à vous épanouir ?

A Brockwood, des relations se nouent entre les uns et les autres, comme partout ailleurs. C'est inévitable. Vous vous voyez tous les jours. Et dans le cadre de ces rapports, il est possible que vous tombiez amoureux de quelqu'un. Oui ? Et vous vous attachez à cette personne. Lorsque vous lui êtes attaché, vous voulez que cet attachement se perpé­tue, n'est-ce-pas ? Vous voulez qu'il dure pour toujours - jusqu'à ce que, à la fin, vous vous effondrerez tous deux. Et il vous faut découvrir si, dans ces rapports, il y a quoi que ce soit de permanent. Est-ce que ces relations sont permanentes ? [Quelques signes de tête négatifs dans l'as­sistance] Vous dites qu'elles ne sont pas permanentes. Comment savez-vous qu'elles ne le sont pas ?

J.Krishnamurti, L'Epanouissement intérrieur.
Discution avec les étudiants et le personnnel de Brockwood Parck School?

http://www.paul-pujol.net/pages/LEpanouissement_interieur_13-1598051.html

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MessageSujet: Re: Krishnamurti, son oeuvre...   Jeu 2 Aoû 2012 - 18:36

ça faisait longtemps Wink

Au sujet du conflit. (Extrait de la VIIIème causerie donnée à Paris le 21 septembre 1961)


" Je m'attarde à parler un peu de tout cela parce que je pense qu'il est très important de comprendre qu'un esprit en conflit à propos de n'importe quoi, de lui-même, de ses problèmes, de son voisin, de sa sécurité - qu'un tel esprit, un tel cerveau, ne peut jamais être libre. Ainsi, vous avez à découvrir par vous-même s'il est possible, ayant à vivre en ce monde, à gagner sa vie, à demeurer en famille, à subir l'ennui quotidien de la routine, les anxiétés, le sentiment de culpabilité, s'il est possible de pénétrer très profondément, d'aller au-delà de la conscience et de vivre sans conflits intérieurs.

Sûrement, le conflit existe quand vous désirez être quelque chose. Le conflit existe quand il y a ambition, avidité, envie. Mais est-il possible de vivre en ce monde sans ambition, sans avidité ? Ou est-ce l'irrémédiable destinée de l'homme d'être éternellement avide, ambitieux, de chercher son accomplissement, de se sentir frustré, anxieux, coupable, etc... ? Est-il possible d'effacer tout cela ? Sans cette élimination, vous ne pouvez pas aller très loin, car toutes ces choses lient la pensée. Effacer de la pensée tout ce processus d'ambition, d'envie, d'avidité, c'est la méditation. Il est impossible à un esprit ambitieux de savoir ce qu'est l'amour ; un esprit qui est estropié par les désirs mondains ne peut jamais être libre. Non pas qu'on doive être sans abri, sans nourriture, sans une certaine mesure de confort physique, mais un esprit qui est occupé par l'envie, la haine, l'avidité - qu'il soit avide de savoir, de Dieu ou d'un surcroît de vêtements - un tel esprit, étant en conflit, ne peut jamais être libre. Et seul un esprit libre peut aller très loin."



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MessageSujet: Re: Krishnamurti, son oeuvre...   Ven 7 Sep 2012 - 19:09

plus, d'1 mois que je n'avais pas sité du K

hé! hé! les vacances sont finies Wink

"Quand le plaisir devient l’intérêt prédominant.

Dans le monde entier, l’homme est plus ou moins en dégénérescence. Quand le plaisir personnel ou collectif devient primordial dans l’existence – le plaisir du sexe, le plaisir d’affirmer sa propre volonté, le plaisir des sensations fortes, le plaisir de l’égoïsme, le plaisir du pouvoir et du statut social, l’exigence obstinée de satisfaction de son propre plaisir – il y a dégénérescence. Quand la relation humaine devient superficielle, basée sur le plaisir, il y a dégénérescence. Quand la responsabilité a perdu tout sens, quand il n’y a plus attention à l’autre, à la terre ou aux choses de la mer, ce dédain des cieux et de la terre est une autre forme de dégénérescence. Quand règne l’hypocrisie chez les gens haut placés, la malhonnêteté dans le commerce, quand les mensonges font partie du discours quotidien, quand domine la tyrannie de quelques-uns, quand seules les choses ont de l’importance – c’est toute la vie qui est trahie. Le seul langage de la vie, alors, c’est de tuer. Quand l’amour est tourné en plaisir, l’homme se coupe de la beauté et du caractère sacré de la vie."

Lettres aux écoles, vol 1

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MessageSujet: Re: Krishnamurti, son oeuvre...   Mar 11 Sep 2012 - 18:46

"Discuter, ce n’est pas partager nos expériences l’un avec l’autre. La chose importante est de découvrir, et après avoir découvert, de continuer. Il est préjudiciable d’en rester à ce que vous avez découvert, parce qu’alors l’esprit est fermé, stoppé. Mais si vous mourez à ce que vous avez découvert au moment où vous l’avez découvert, alors vous pouvez aller avec le courant, comme une rivière qui possède des eaux abondantes."

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MessageSujet: Re: Krishnamurti, son oeuvre...   Mar 18 Sep 2012 - 3:41

Nouveau livre de Krishnamurti: "Vers la révolution intérieure"

"Peut-on mener une vie saine dans un monde fou ? Ce nouveau recueil développe l'idée du lien entre sa propre transformation intérieure et l'image que l'on donne aux autres.
Krishnamurti y rappelle les principes spirituels fondateurs de sa pensée : il faut apprendre, et vivre, par l'expérience directe, non par la sagesse reçue des textes et des enseignants. Rejeter ce qui était (le passé) et ce qui devrait être (l'idéal) afin de percevoir à travers l'observation directe ce qui se passe chaque jour et dans chaque expérience. Regardez en son for intérieur afin d'apprendre comment fonctionne l'esprit et ainsi changer le monde. Le travail de l'influent maître est rempli de paradoxes : « Ne suivez pas les gourous », conseille-t-il. La philosophie est une évasion, dit l'homme que le dalaï-lama regardait comme l'un des plus grands philosophes de notre temps."


http://www.paul-pujol.net/article-actualite-nouveau-livre-de-j-krishnamurti-vers-la-revolution-interieure-110004528.html

on le croirait presque vivant ^^

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MessageSujet: Re: Krishnamurti, son oeuvre...   Ven 21 Sep 2012 - 18:43

Si quelqu'un met en évidence combien il est futile de répéter les propos d'autrui, d'être dépendant du témoignage d'autrui, qui est peut-être un tissu d'absurdités, alors, ce qui s'impose, bien sûr, c'est de dire: « Je ne sais pas. » En arriver au point de dire: « Je ne sais pas » prouve qu'on a atteint une formidable humilité ; c'en est fini de l'arrogance du savoir, des réponses pleines de certitude destinées à impressionner. Lorsque vous pouvez vraiment dire: « Je ne sais pas », ce que très peu savent dire, alors, dans cet état, cesse toute peur, car toute notion de chose reconnue, tout appel à la mémoire, ont cessé d'exister ; on n'explore plus, on n'investit plus le champ du connu. C'est alors que surgit cette chose extraordinaire. Si vous avez suivi jusqu'ici le contenu de mes propos, pas simplement au niveau des mots, mais si vous le vivez vraiment comme une expérience, vous vous apercevrez que vous savez dire: « Je ne sais pas », car tout conditionnement a désormais cessé. Et quel est cet état où est alors l'esprit? Comprenez-vous ce que je veux dire? Est-ce que je suis assez clair? Je crois qu'il est essentiel que vous prêtiez attention à cela, si vous en êtes d'accord.

Car, voyez-vous, nous sommes à la recherche de quelque chose de permanent - permanent en termes de temps -, quelque chose de durable, d'éternel. Nous voyons bien que tout autour de nous est transitoire, fluctuant - tout naît, puis se fane et meurt -, et notre quête consiste à vouloir sans cesse instaurer quelque chose qui perdure tout en restant dans le cadre du connu. Mais ce qui est authentiquement sacré est au-delà de toute mesure de temps, et ne se trouve pas dans le champ du connu. Le connu n'opère que par l'intermédiaire de la pensée, qui est la réponse que la mémoire apporte aux défis qui se présentent. Si, voyant cela, je veux savoir comment mettre fin à la pensée, que faut-il faire? Il va de soi que je dois, en cherchant à me connaître moi-même, prendre conscience de tout mon processus de pensée. Je dois voir que chaque pensée, si subtile, si noble, ou au contraire si ignoble, si stupide soit-elle, est enracinée dans le connu, dans la mémoire. Si je vois tout cela très clairement, alors l'esprit, lorsqu'il est confronté à un immense problème, est capable de dire: « Je ne sais pas », parce qu'il n'a aucune réponse. Alors toutes les réponses - qu'elles émanent de Bouddha, du Christ, des maîtres, des guides spirituels, des gourous - n'ont plus aucun sens ; car si elles en ont un, il ne peut être issu que de la panoplie de souvenirs qui constitue mon conditionnement.

Si je vois combien tout cela est vrai et si je rejette réellement toutes les réponses, ce qui ne m'est possible que grâce à l'immense humilité de celui qui ne sait pas, alors quel état d'esprit est-ce là? Quel est l'état de l'esprit qui dit: « Je ne sais pas si Dieu existe, si l'amour existe » - autrement dit, lorsqu'il n'y a plus de réponse de la part de la mémoire? Je vous en prie, ne vous formulez pas de réponse immédiate, parce que, dans ce cas, votre réponse ne consisterait qu'à reconnaître ce que, d'après vous, devrait être - ou ne pas être - la réponse. Et si vous dites: « C'est un état de négation », c'est que vous le comparez à quelque chose que vous connaissez déjà ; par conséquent, l'état dans lequel vous dites: « Je ne sais pas » n'existe pas.

J'essaie d'examiner ce problème à haute et intelligible voix, afin que vous puissiez vous aussi l'explorer, en observant votre propre esprit. Cet état dans lequel l'esprit dit: « Je ne sais pas », n'est pas la « négation ». L'esprit a complètement cessé toute quête, tout mouvement, car il voit que tout mouvement partant du connu, et tendant vers cette chose qu'il appelle l'inconnu n'est rien d'autre que la projection du connu. L'esprit qui est capable de dire: « Je ne sais pas », est dans le seul état qui permette de découvrir quoi que ce soit. Mais celui qui dit: « Je ne sais pas », celui qui a étudié à l'infini la diversité des expériences humaines, et dont l'esprit regorge d'informations, de connaissances encyclopédiques, celui-là peut-il jamais faire l'expérience d'une chose qui ne peut faire l'objet d'une accumulation? Cela se révélera extrêmement difficile pour lui. Lorsque l'esprit balaie totalement tout le savoir qu'il a acquis, lorsqu'il n'y a plus pour lui de Bouddha, de Christ, de maîtres, de guides, de religions, de citations, lorsque l'esprit est totalement seul, vierge de toute contamination - ce qui signifie que le mouvement du connu est parvenu à son terme -, c'est là, et là seulement, que devient possible une formidable révolution, une mutation fondamentale. Un tel changement est nécessaire ; et ils ne sont que très peu - vous et moi, ou X - à avoir accompli en eux-mêmes cette révolution, à être capables d'engendrer un monde nouveau - ce sont eux qui en sont capables, et non les idéalistes, ni les intellectuels, ni ceux qui ont d'immenses connaissances, ou qui font de bonnes œuvres. Ces derniers ne sont que des réformateurs, et pas le peuple nouveau. L'homme religieux est celui qui n'appartient à aucune religion, à aucune nation, à aucune race, qui est intérieurement complètement seul, dans un état de non-savoir. Et c'est pour lui que la bénédiction du sacré se fait jour.
Ojai, le 21 août 1955


http://nous-les-dieux.org/Krishnamurti/En_vrac%27s/A_propos_de_Dieu/Jiddu_Krishnamurti_A_propos_de_Dieu_22



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MessageSujet: Re: Krishnamurti, son oeuvre...   Dim 23 Sep 2012 - 19:13

"Seule l'innocence peut être passionnée.

Les innocents ignorent la douleur, la souffrance, même s'ils ont vécu des milliers d'expériences.

Ce ne sont pas les expériences qui corrompent l'esprit, mais les traces qu'elles laissent, les résidus, les cicatrices, les souvenirs. Ils s'accumulent, s'entassent les uns sur les autres, c'est alors que commence la souffrance.

Cette souffrance, c'est le temps. Le temps ne peut cohabiter avec l'innocence.

La passion ne naît pas de la souffrance. La souffrance, c'est l'expérience, l'expérience de la vie quotidienne, cette vie de tortures, de plaisirs éphémères, de peurs et de certitudes. Nul ne peut échapper à ces expériences, mais rien n'oblige à les laisser s'enraciner dans le terreau de notre esprit. Ce sont ces racines qui suscitent les problèmes, les conflits et les luttes incessantes. La seule issue, c'est de mourir chaque jour au jour précédent. Seul un esprit clair peut être passionné.

Sans passion, on ne voit ni la brise qui joue dans le feuillage, ni l'eau scintillante dans le soleil. Sans passion, point d'amour."

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MessageSujet: Re: Krishnamurti, son oeuvre...   Lun 24 Sep 2012 - 18:40

"Quel rôle jouent les émotions dans notre vie ?"

Quel rôle joue l'émotion dans notre vie ?

L'émotion est-elle la vie ?

Est-ce que vous comprenez ?

L'amour : est-ce le plaisir ? Est-ce le désir ?

Si l'amour est émotion, c'est donc qu'il comporte un élément perpétuellement fluctuant.

Est-ce exact ? Ne le savez-vous pas ?

... Il faut donc se rendre compte que les émotions, les sentiments, l'enthousiasme, l'impression qu'on a d'être bon, et ainsi de suite, n'ont absolument rien à voir avec l'affection, la compassion réelles.

Tous les sentiments, toutes les émotions, sont liés à la pensée et c'est pourquoi ils aboutissent au plaisir et à la douleur.

L'amour est dénué de toute douleur ou souffrance, parce qu'il n'est le fruit ni du plaisir ni du désir."

http://lapenseedekrishnamurti.midiblogs.com/archive/2007/05/02/krishnamurti-les-emotions.html

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MessageSujet: Re: Krishnamurti, son oeuvre...   Jeu 27 Sep 2012 - 7:10

"La façon la plus efficace de combattre un système qui ne nous convient plus n’est pas de lutter contre lui mais de s’en désintéresser et de ne plus l’alimenter..."


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MessageSujet: Re: Krishnamurti, son oeuvre...   Mer 17 Oct 2012 - 12:43

La nature de la pensée:

http://www.dailymotion.com/video/xu77nu_jiddu-krishnamurti-la-nature-de-la-pensee_webcam?search_algo=2

scratch

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MessageSujet: Re: Krishnamurti, son oeuvre...   Mer 24 Oct 2012 - 4:46

"La méditation:

Chacun de nous veut vivre certaines catégories d'expériences, qu'elles soient mystiques, religieuses, sexuelles, ou celles de posséder beaucoup d'argent, d'exercer le pouvoir, d'avoir une situation, de dominer. En vieillissant, nous pouvons ne plus avoir d'appétits physiques, mais nous avons le désir de vivre des expériences plus vastes, plus profondes, de plus grande portée, et nous cherchons à les obtenir par toutes sortes de moyens tels que l'élargissement de notre conscience par exemple —qui est tout un art— ou l'intensification des sensations par des drogues.

Cet usage des drogues est un artifice qui existe depuis des temps immémoriaux. On mâche un morceau de feuille ou on absorbe le produit chimique le plus récent, pour obtenir, au moyen d'une altération temporaire de la structure des cellules cérébrales, une plus grande sensibilité, des perceptions plus élevées, qui ont un semblant de réalité. Ce besoin de plus en plus répandu d'expériences de ce genre révèle la pauvreté intérieure de l'homme. Nous nous imaginons qu'elles nous permettent d'échapper à nous-mêmes, mais elles sont conditionnées par ce que nous sommes. Si nous avons un esprit mesquin, jaloux, inquiet, nous pouvons prendre la drogue la plus récemment inventée, nous ne verrons que nos propres créations à notre mesure, nos projections émanant de notre arrière-plan conditionné.

La plupart d'entre nous aspirent à des expériences durables, que la pensée ne peut détruire, susceptibles de nous satisfaire pleinement. Ainsi, sous-jacent à cette aspiration, est un désir de satisfaction qui détermine la nature de l'expérience. Il nous faut donc comprendre à la fois ce désir et les sensations que l'expérience procure.

C'est un grand plaisir que d'éprouver une grande satisfaction. Plus une expérience est durable, profonde, vaste, plus elle est agréable. C'est ce plaisir qui dicte la nature de l'expérience à laquelle nous aspirons, et qui nous donne sa mesure. Or tout ce qui est mesurable est dans les limites de la pensée et susceptible de créer des illusions. On peut vivre des expériences merveilleuses et être dupé. Les visions qu'une personne peut avoir sont déterminées par son conditionnement. Vous pouvez voir le Christ ou le Bouddha ou tout autre personnage objet de votre culte, et plus vous serez croyant, plus intenses seront vos visions: ces projections de vos désirs.

Si, à la recherche d'une notion fondamentale telle que celle de la vérité, nous voyons Que sa mesure pour nous —est notre plaisir, nous projetons déjà l'idée de ce que serait cette expérience, et elle ne serait plus valable.

Qu'entendons-nous par vivre une expérience? Existe-t-il rien de neuf, d'originel, dans ce que l'on éprouvé au cours d'un tel événement? Il n'est que la réaction d'un paquet de mémoires, en réponse à une provocation. Ces mémoires ne peuvent répondre que selon leur arrière-plan, et plus on est habile à. interpréter l'expérience, plus cette réponse se développe. Vous devez donc non seulement mettre en question les expériences des autres, mais aussi les vôtres.

Si vous ne reconnaissez pas une expérience, c'est que ce n'en est pas une. Chaque expérience a déjà été vécue, sans quoi vous ne la reconnaîtriez pas. Vous la reconnaissez comme étant bonne, mauvaise, belle, sainte, etc., selon votre conditionnement, donc sa récognition doit inévitablement être vieille.

Nous voulons vivre l'expérience du réel —c'est ce que nous voulons tous, n'est-ce pas?— mais vivre le réel c'est le connaître et dès que nous le reconnaissons, nous l'avons déjà projeté et il n'est plus réel parce qu'il est dans le champ de la pensée et du temps. Ce que l'on peut penser au sujet de la réalité n'est pas le réel. Nous ne pouvons pas reconnaître une expérience neuve: c'est impossible. On ne reconnaît que ce que l'on connaît déjà, donc lorsque nous déclarons avoir eu une expérience nouvelle, elle n'est pas du tout neuve. Chercher des expériences nouvelles au moyen d'une expansion de la conscience, ainsi qu'on le fait avec des drogues psychédéliques, c'est encore demeurer dans le champ limité de la conscience.

Nous découvrons maintenant une vérité fondamentale, qui est qu'un esprit à la recherche des expériences vastes et profondes auxquelles il aspire est très creux et obtus, car il ne vit qu'avec des souvenirs.

Si nous n'avions pas d'expériences, que nous arriverait-il? Nous avons besoin de leurs provocations pour nous tenir éveillés. S'il n'y avait en nous ni conflits, ni perturbations, ni changements, nous serions tous profondément endormis. Donc ces rappels sont nécessaires pour presque tout le monde. Nous pensons que sans eux nos esprits deviendraient stupides et lourds, par conséquent nous avons besoin de provocations et d'expériences pour nous faire vivre plus intensément et pour aiguiser nos esprits. Mais en vérité, cet état de dépendance ne fait qu'émousser nos esprits. Il ne nous tient pas du tout éveillés.

Je me demande donc s'il me serait possible d'être éveillé totalement, non en quelques points périphériques de mon être, mais totalement éveillé, sans provocations ou expériences. Cela exigerait une grande sensibilité, à la fois physique et psychologique. Cela voudrait dire qu'il me faudrait être affranchi de toute aspiration, car je provoquerais l'expérience dès l'instant que je l'appellerais. Pour être débarrassé de mes exigences intérieures, de mes désirs et de mes satisfactions, il me faudrait reprendre une investigation en moi-même et comprendre toute la nature de mon désir. Toute demande intérieure provient d'une dualité: «Je suis malheureux, je voudrais être heureux.» En cette aspiration: «Je veux être heureux» est un état malheureux, de même que lorsqu'on fait un effort vers le bien, en cette vertu est le mal. Toute affirmation contient son opposé, et tout effort renforce ce que l'on veut surmonter. Lorsque vous désirez l'expérience du vrai ou du réel, cette demande émane de votre manque de satisfaction au sujet de ce qui «est», et crée, par conséquent, son contraire. Et dans ce contraire se trouve ce qui a été. Nous devons nous libérer de ces incessantes demandes, autrement il n'y aurait pas de fin au couloir de la dualité. Cela veut dire se connaître soi-même si complètement que l'on ne cherche plus.

On a, en cet état, un esprit qui n'appelle pas l'expérience; qui ne veut pas être provoqué; qui ne connaît pas la provocation; qui ne dit ni «je dois», ni «je suis éveillé»; qui est complètement ce qu'il «est». Ce ne sont que des esprits frustrés, étroits, creux, conditionnés, qui recherchent le «plus ». Peut-on vivre en ce monde sans le «plus», sans ces sempiternelles comparaisons? Assurément, c'est possible. Mais on doit l'apprendre par soi-même. Mener une enquête dans toute cette sphère, c'est méditer. Ce mot a été employé, en Orient et en Occident, d'une façon malheureuse. Il existe différentes écoles et différents systèmes de méditation. Certaines écoles disent: «Observez le mouvement de votre gros orteil, observez-le, observez-le, observez-le», d'autres recommandent que l'on s'assoie dans certaines postures, que l'on respire régulièrement, ou que l'on s'exerce à être lucide. Tout cela est purement mécanique. Une autre méthode consiste à vous donner un certain mot et à vous dire que si vous le répétez très longtemps, vous aurez une expérience transcendantale extraordinaire. C'est une absurdité. C'est de l'auto-hypnotisme. Il est certain qu'en répétant indéfiniment Amen, Om, ou Coca-Cola, vous aurez une certaine expérience, parce qu’au moyen de répétitions on se calme l'esprit. C'est un phénomène bien connu en Inde depuis des milliers d'années, que l'on appelle Mantra-Yoga. Avec des répétitions vous pouvez inciter votre esprit à être aimable et doux, mais il n'en sera pas moins un petit esprit mesquin, misérable. Vous pourriez aussi bien placer sur votre cheminée un morceau de bois ramassé dans le jardin et lui présenter tous les jours une fleur en offrande. Au bout d'un mois vous seriez en train de l'adorer, et ne pas lui offrir une fleur serait un péché.

La méditation ne consiste pas à suivre un système; ce n'est pas une constante répétition ou imitation; ce n'est pas une concentration. Une des méthodes favorites de certaines personnes qui enseignent la méditation est d'insister auprès de leurs élèves sur la nécessité de se concentrer, c'est-à-dire de fixer leur esprit sur une pensée et d'expulser toutes les autres. C'est la chose la plus stupide, la plus nocive que puisse faire n'importe quel écolier, lorsqu'on l'y oblige. Cela veut dire que pendant tout ce temps on est le lieu d'un combat entre la volonté insistante de se concentrer et l'esprit qui vagabonde, tandis qu'il faudrait être attentif à tous les mouvements de la pensée, partout où elle va. Lorsque votre esprit erre à l'aventure, c'est que vous êtes intéressé par autre chose que ce que vous faites.

La méditation exige un esprit étonnamment agile; c'est une compréhension de la totalité de la vie, où toute fragmentation a cessé, et non une volonté dirigeant la pensée. Lorsque celle-ci est dirigée, elle provoque un conflit dans l’esprit mais lorsqu'on comprend sa structure et son origine —que nous avons déjà examinées— elle cesse d'intervenir. Cette compréhension de la structure de la pensée est sa propre discipline, qui est méditation.

La méditation consiste à être conscient de chaque pensée, de chaque sentiment; à ne jamais les juger en bien ou en mal, mais à les observer et à se mouvoir avec eux. En cet état d'observation, on commence à comprendre tout le mouvement du penser et du sentir. De cette lucidité naît le silence.

Un silence composé par la pensée est stagnation, une chose morte, mais le silence qui vient lorsque la pensée a compris sa propre origine, sa propre nature et qu'aucune pensée n'est jamais libre mais toujours vieille, ce silence est une méditation où celui qui médite est totalement absent, du fait que l'esprit s'est vidé du passé.

Si vous avez lu ce livre attentivement pendant une heure, c'est cela, la méditation. Si vous n'avez fait qu'en extraire quelques mots et que rassembler quelques idées afin d'y penser plus tard, ce n'est pas de la méditation.

La méditation est un état d'esprit qui considère avec une attention complète chaque chose en sa totalité, non en quelques-unes seulement de ses parties. Et personne ne peut vous apprendre à être attentif. Si un quelconque système vous enseigne la façon d'être attentifs, c'est au système que vous êtes attentif, et ce n'est pas cela, l'attention.

La méditation est un des arts majeurs dans la vie, peut-être «l'art suprême», et on ne peut l'apprendre de personne: c'est sa beauté. Il n'a pas de technique, donc pas d’autorité. Lorsque vous apprenez à vous connaître, observez-vous, observez la façon dont vous marchez, dont vous mangez, ce que vous dites, les commérages, la haine, la jalousie —être conscients de tout cela en vous, sans option, fait partie de la méditation.

Ainsi la méditation peut avoir lieu alors que vous êtes assis dans un autobus, ou pendant que vous marchez dans un bois plein de lumière et d'ombres, ou lorsque vous écoutez le chant des oiseaux, ou lorsque vous regardez le visage de votre femme ou de votre enfant.

Comprendre ce qu'est la méditation implique l'amour: l'amour qui n'est pas le produit de systèmes, d'habitudes, d'une méthode. L'amour ne peut pas être cultivé par la pensée; mais il peut —peut-être— naître dans un silence complet en lequel celui qui médite est entièrement absent. Un esprit ne peut être silencieux que lorsqu'il comprend son propre mouvement en tant que penser et sentir, et, pour le comprendre, il ne doit rien condamner au cours de son observation.

Observer de cette façon est une discipline fluide, libre, qui n'est pas celle du conformisme."

Ce texte constitue le chapitre 15 du livre «Se libérer du connu»

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MessageSujet: Re: Krishnamurti, son oeuvre...   Ven 2 Nov 2012 - 12:31

" (...) Je (Krishnamurti) voudrais vous demander quel est votre intérêt fondamental et permanent, dans la vie. Laissant de côté toutes les réponses obliques et abordant cette question directement et honnêtement, que répondriez-vous ? Le savez-vous ? Que le centre de votre intérêt n’est autre que vous-même ? C’est ce que la plupart d’entre nous répondraient s’ils étaient sincères : " je m’intéresse à mon évolution, à mon travail, à ma famille, au petit coin dans lequel je vis, à obtenir une meilleure situation, plus de prestige et de pouvoir, à mieux dominer les autres, etc. " Je crois qu’il serait logique, n’est-ce pas, d’admettre que ce qui nous intéresse au premier chef c’est " moi d'abord " ? Certains pourraient dire qu’il ne faudrait pas s’intéresser principalement à soi-même. Mais quel mal y a-t-il à cela, si ce n’est que nous l’admettons rarement en toute honnêteté ? Il arrive que nous en éprouvions comme un sentiment de honte. Mais voilà qui est dit : notre intérêt fondamental est nous-mêmes, quoique pour différentes raisons, idéologiques ou traditionnelles, nous pensons que c’est un mal. Toutefois ce que l’on pense ne change rien : pourquoi introduire ici cette notion de mal ? Ce n’est qu’une idée, un concept.

Le " fait " est que ce qui nous intéresse d’une façon fondamentale et durable, c’est nous-mêmes. Vous pourriez me dire que l’on éprouve plus de satisfaction à aider les autres qu’à penser à soi. Où est la différence ? Si aider les autres est ce qui vous donne le plus de satisfaction, c’est que vous êtes intéressés par ce qui peut le plus vous satisfaire, vous. Pourquoi y introduire un concept idéologique ? Pourquoi ne pas vous dire que ce que vous désirez réellement, c’est vous satisfaire, soit par l’érotisme, soit par la charité, ou en devenant un grand saint, un homme de science, un homme politique ? C’est toujours le même processus n’est-ce pas ? Notre satisfaction par les moyens les plus divers, subtils ou grossiers : c’est cela que nous voulons. Lorsque nous disons que nous voulons la " libération ", c’est que nous pensons qu’il s’agit de trouver un état qui satisfasse merveilleusement, et l’ultime satisfaction serait, bien sûr, l’idée saugrenue de la " réalisation " personnelle.

En vérité, nous aspirons à une satisfaction qui ne comporterait rien qui puisse nous déplaire. La plupart d’entre nous ont un désir dévorant d’occuper une position sociale, craignant de n’être que des rien-du-tout. La société est faite de telle façon que l’homme qui occupe une belle situation est traité avec beaucoup de courtoisie, tandis que celui qui n’est rien socialement est malmené. Tout homme au monde veut avoir sa place, dans la société, dans sa famille ou à la droite de Dieu, et cette situation doit être reconnue, sans quoi ce ne serait pas une situation du tout. Il nous faut toujours être sur une estrade. Intérieurement, nous sommes des remous douloureux et désordonnés. Etre considéré par le monde, passer pour des personnages importants, nous procure une grande compensation. Ce désir d’avoir du prestige, d’être puissant et d’être reconnu tel par la société, est en somme un désir de dominer, ce qui est une forme d’agression. Le saint qui aspire à être dans un certain état de sainteté est aussi agressif que, dans sa basse-cour, la poule qui picore. Et quelle est la cause de cette agressivité ? La peur, n’est-ce pas ?

La peur est un des plus grands problèmes inhérents à la vie. Etre sa victime c’est avoir l’esprit confus, déformé, violent, agressif, en perpétuel conflit. C’est ne pas oser s’éloigner d’un mode conventionnel de pensée, qui engendre l’hypocrisie. Tant qu’on n’est pas délivré de la peur, on peut escalader les plus hautes montagnes, inventer toutes sortes de dieux, mais on demeure dans les ténèbres. Vivant dans une société stupide et corrompue comme la nôtre, dont l’éducation compétitive engendre la peur, nous sommes tous surchargés du fardeau de la peur. Il pèse horriblement sur nous, de toutes les façons. Il ternit, déforme et corrompt nos existences ".

Se libérer du connu.

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MessageSujet: Re: Krishnamurti, son oeuvre...   Dim 11 Nov 2012 - 6:15

"La seule chose qui vous reste.

Intellectuellement, vous êtes asphyxiés; vous n’avez jamais une pensée personnelle ou originale, vous répétez; vous accumulez un savoir livresque, vous pouvez répéter d’interminables phrases de la Gita, du Coran ou du dernier écrivain, etc. Donc, intellectuellement, vous êtes bridés, asphyxiés, contrôlés, moulés, il n’y a aucune libération, intellectuellement. Ni émotionellement – émotionnellement, pas dans le sens sentimental…

Donc la seule chose qui nous reste est le sexe. Refoulés intellectuellement et émotionnellement, nous n’avons pas d’exutoire, pas de sensibilité. Et naturellement, la seule chose qui nous reste est le sexe. Au bureau, dans la vie de tous les jours, vous êtes insultés. La laideur de l’existence moderne où vous n’êtes qu’un rouage dans une gigantesque mécanique sociale – regardez-vous vous-mêmes, je vous en prie. Alors la femme, et le mari, et le sexe – le sexe devient incroyablement important, hors de proportion, et le sexe devient donc un problème."

The Collected Works vol XIV, pp 289-90


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MessageSujet: Re: Krishnamurti, son oeuvre...   Mer 14 Nov 2012 - 4:12

"Très peu se rendent compte de leurs changements intérieurs, leurs reculs, leurs conflits et distorsions narcissiques. Même si ils s’en rendent compte ils essayent de les mettre de côté ou de s’enfuir loin d’eux. .

On devrait faire en sorte d’être conscient de ses pensées et sentiments, sans anxiété, sans pression - laissez-les passer, ne les analysez pas, ne les retenez pas. Laissez-les s’exprimer totalement, les pensées douces comme les pensées violentes, mais soyez conscient de leur existence.

On voit alors que le moi n'est pas en devenir : il n'y a que la fin de l'égoïsme, de l'angoisse, de la douleur et de la souffrance que contient le psychisme. Il n'y a que la fin de tout cela, et cette fin ne demande pas de temps."

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MessageSujet: Re: Krishnamurti, son oeuvre...   Mer 21 Nov 2012 - 11:17

Krishnamurti en rap ^^


http://soundcloud.com/isaiouzair/isa-pas-de-gloire-sans-vertu?utm_source=soundcloud&utm_campaign=share&utm_medium=facebook&utm_content=http%3A%2F%2Fsoundcloud.com%2Fisaiouzair%2Fisa-pas-de-gloire-sans-vertu

plus qu'à diffuser...dans les cités Wink

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MessageSujet: Re: Krishnamurti, son oeuvre...   Sam 1 Déc 2012 - 4:52

"Dans une vraie relation, il n'y a ni enseignant, ni enseigné, il n'y a que l'acte d'apprendre, de découvrir ensemble."
Bibliographie de Krishnamurti:
http://www.paul-pujol.net/

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MessageSujet: Re: Krishnamurti, son oeuvre...   Sam 1 Déc 2012 - 22:38

"Adorer quelqu’un, c’est s’adorer soi-même ; l’image, le symbole, sont des projections de soi. C’est vous-même que vous adorez au travers de l’image que votre pensée a créée. Votre dévotion n’est que l’amour de vous-même recouvert du chant de votre esprit. Vous êtes le tableau, le tableau n’est que le reflet de votre esprit."

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MessageSujet: Re: Krishnamurti, son oeuvre...   Dim 2 Déc 2012 - 15:59

Pourquoi y a-t-il de la souffrance et de la misère dans le monde ?

Je me demande si ce garçon sait ce que veulent dire ces mots. Peut-être a-t-il vu un âne trop chargé, dont les jambes semblaient sur le point de se briser, ou un autre garçon pleurer, ou une mère battant son enfant. Peut-être a-t-il vu des grandes personnes se disputer. Et il y a la mort, le corps qu’on emporte pour le brûler ; il y a le mendiant, il y a la pauvreté, la maladie, la vieillesse ; il y a la douleur hors de nous et aussi en nous ; et il demande : qu’est-ce que c’est que la douleur ? Ne voulez-vous pas le savoir vous aussi ? Ne vous êtes-vous jamais demandé quelle est la cause de votre propre douleur ? Pourquoi existe-t-elle ? Si je veux quelque chose : plus d’argent, plus de saris, plus de beauté, et que je ne l’obtiens pas, je suis malheureux. Si j’aime une personne qui ne m’aime pas, si mon père meurt, je souffre. Pourquoi ? Pourquoi devrions –nous obtenir ce que nous désirons ? Pensons-nous peut-être que c’est notre droit, lorsque des millions de personnes n’ont même pas le strict nécessaire ? Nous avons tous besoin de nourriture, de vêtements, de logements ; Mais pourquoi désirons –nous beaucoup plus que cela ? Nous voulons réussir dans la vie, être respectés, aimés, servis, être puissants, être un poète, un saint, un orateur célèbre, premier ministre ou président. Pourquoi ? Vous l’êtes-vous jamais demandé ?

Je ne dis pas qu’il faut être satisfait de ce que l’on est. Ce serait affreux et stupide. Mais pourquoi vouloir toujours « plus » ? Cela indique que l’on n’est pas satisfait, c’est entendu, mais de quoi ? De ce que l’on est ? « Je suis ceci mais je voudrais être cela ». « Je serais plus jolie dans un nouveau sari ». N’étant pas satisfait, on fuit ce mécontentement en acquérant plus de vêtements, plus de prestige, etc… Mais l’insatisfaction est toujours là : on n’a fait que la camoufler pour un temps.

Nous devons donc découvrir et comprendre ce que nous sommes. Nous cacher à nous-mêmes en acquérant des possessions, ou en devenant une personne importante n’a aucun sens, parce que cela ne nous rendra pas plus heureux. Si, quand on souffre, on comprend cela, on ne court pas chez un gourou, on ne se cache pas derrière des possessions. Au contraire, on cherche à savoir ce que cache la douleur, on s’aperçoit que l’on souffre parce que l’on est petit, vide, limité, et qu’on fait des efforts pour « parvenir », pour « devenir ». Cette lutte est la cause de la douleur. Mais si l’on commence à comprendre ce que l’on est, et qu’on s’enfonce de plus en plus profondément dans cette perception, quelque chose de tout différent se produit.

http://www.krishnamurti-france.org/Pourquoi-y-a-t-il-de-la-souffrance

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MessageSujet: Re: Krishnamurti, son oeuvre...   Sam 8 Déc 2012 - 10:32

"L'enseignement est la plus noble des professions – si on peut l'appeler une profession– c'est un art qui n'exige pas que des capacités intellectuelles, mais une infinie patience et de l'amour."

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MessageSujet: Re: Krishnamurti, son oeuvre...   Lun 24 Déc 2012 - 14:19

N’est-il pas possible de vivre en ce monde, sans ambition, en étant simplement ce que vous êtes ? Si vous commencez à comprendre ce que vous êtes sans essayer d’y rien changer, alors ce que vous êtes fera l’objet d’une transformation. Je crois possible de vivre en ce monde de manière anonyme, en étant un parfait inconnu, ni célèbre, ni ambitieux, ni cruel. On peut mener une vie très heureuse quand on n’accorde aucune importance au moi, et cela participe aussi d’une éducation juste.

Le monde entier idolâtre le succès. On entend parler d’histoires comme celle du jeune homme pauvre, qui, à force de nuits d’étude, a fini par devenir juge, ou celle du petit livreur de journaux devenu millionnaire. La glorification du succès est notre pain quotidien. L’obtention de tout succès important se double aussi d’une grande souffrance ; mais nous nous laissons le plus souvent happer par le désir de réussite, et le succès compte pour nous beaucoup plus que la compréhension et la dissolution de la souffrance.

JK

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MessageSujet: Re: Krishnamurti, son oeuvre...   Dim 20 Jan 2013 - 14:24

Que cherchons-nous donc ?

Je me demande si vous avez déjà remarqué comme il est rare que notre esprit soit calme, silencieux, sans problèmes ; nous ne laissons pas le moindre répit à nos problèmes, pour avoir l’esprit libre, enfin débarrassé de tout fatras, de toute tension, de toute quête obsédante ; un esprit absolument tranquille et silencieux, et qui observe peut-être ce qui se passe dans le monde, mais aussi se qui se passe dans notre univers intérieur, l’univers de notre propre existence, de nos propres attitudes, des efforts douloureux qui sont les nôtres. Observer, simplement.

Je me demande si vous avez déjà essayé. Ne sommes-nous pas plutôt toujours en attente, en train de chercher, de questionner, d’analyser, d’exiger, en quête de réussite, ou d’un maître à penser, ou d’un idéal, ou encore d’une relation exemplaire ? Je me demande quelle est la raison de tous ces efforts, de ces aspirations, de cette lutte incessante.

On se rend en Inde — pourquoi ? Je l’ignore — à la recherche de quelque chose d’extraordinaire qui va vous advenir en posant le pied dans ce pays ; ou aux ordres de quelque gourou qui vous dit de danser, ou de chanter, ou d’agir à votre guise. Sans parler de ceux qui veulent vous forcer à méditer d’une certaine manière, à vous soumettre à l’autorité, à vous plier à certains rituels, vous propose de vous libérer par le cri, et j’en passe. Quelle est donc cette soif éternelle ? Que cherchons-nous donc ? Pourrions-nous approfondir un peu cette question ? Essayer de découvrir par nous-même ce qu’est l’objet de notre attente, de notre quête, ce que nous essayons d’atteindre ou de devenir ? En laissant de côté les convictions religieuses, les dogmes et les rites, que les personnes éclairées ont abandonnés, et sans aller au Tibet ou au Japon, sans pratiquer non plus le Bouddhisme Zen, mais en restant tranquillement chez soi, ou en faisant une promenade solitaire, pouvons-nous trouver le pourquoi de cette soif éternelle ? Pourrions-nous approfondir un peu ?

Demandons-nous donc tout d’abord — et pourrions-nous le faire ensemble ? — ce qu’est l’objet de notre soif inextinguible.

Jiddu Krishnamurti et son enseignement.

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MessageSujet: Re: Krishnamurti, son oeuvre...   Sam 16 Fév 2013 - 12:39

"Peut-on vraiment penser à Dieu, le concevoir ? Peut-on être convaincu de son existence par la lecture de témoignages ? L’athée, lui aussi, a ses témoignages probants ; il a probablement étudié tout autant que vous, et il affirme que Dieu n’existe pas. Vous croyez qu’il existe, lui non ; vous avez tous deux une croyance, et vous passez tous deux votre temps à penser à Dieu.

Peut-être avez-vous lu la Bible, la Bhagavad Gîtâ, ou d’autres textes dans lesquels des auteurs érudits ont très habilement décrit ce qu’est Dieu, affirmant ceci ou réfutant cela, et pourtant, tant que vous ne connaîtrez pas le processus de votre pensée, la notion que vous avez de Dieu risque fort d’être stupide, et en général elle l’est. Vous pouvez rassembler force témoignages en faveur de l’existence de Dieu, et écrire à ce sujet des articles très intelligents, mais il est évident que la première question qui se pose est celle-ci : comment savez-vous que ce que vous pensez est vrai ? La pensée peut-elle jamais donner accès à l’expérience de ce qui est inconnaissable ?"

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MessageSujet: Re: Krishnamurti, son oeuvre...   Ven 1 Mar 2013 - 12:25

"Aucune analyse psychologique ne peut provoquer la mutation car toute analyse se situe dans le champ de la durée. Et aucune expérience ne peut la provoquer, quelque exaltée et « spirituelle » qu’elle soit. Au contraire, plus elle apparaît comme une révélation, plus elle conditionne.

Une expérience dite spirituelle est la réponse du passé à mon angoisse, à ma douleur, à ma peur, à mon espérance. Cette réponse est la projection d’une compensation à un état misérable. Ma conscience projette le contraire de ce qu’elle est, parce que je suis persuadé que ce contraire exalté et heureux est une réalité consolante. Ainsi, ma foi catholique ou bouddhiste construit et projette l’image de la Vierge ou du Bouddha, et ces fabrications éveillent une émotion intense dans ces mêmes couches de conscience inexplorées qui, l’ayant fabriquée sans le savoir, la prennent pour la réalité. Les symboles, ou les mots, deviennent plus importants que la réalité.

Ils s’installent en tant que mémoire dans une conscience qui dit : « Je sais, car j’ai eu une expérience spirituelle. » Alors les mots et le conditionnement se vitalisent mutuellement dans le cercle vicieux d’un circuit fermé."

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MessageSujet: Re: Krishnamurti, son oeuvre...   Dim 17 Mar 2013 - 14:02

"Il faut surtout voir très clair en soi-même ; alors, soyez-en sûr, tout s’arrangera. Soyez lucide et vous verrez les choses s’organiser d’elles-mêmes pour le mieux."

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MessageSujet: Re: Krishnamurti, son oeuvre...   Lun 18 Mar 2013 - 17:32

La vision pénétrante, (insight), ou vision en profondeur

"Quelle est l'action qui n'est pas un prolongement du souvenir?
C'est la vision pénétrante.

La vision pénétrante (insight) n'est pas la déduction minutieuse de la pensée, son processus analytique ou la nature temporelle de la mémoire. C'est la perception sans celui qui perçoit; elle est instantanée. L'action intervient à partir de cette perception instantanée. A partir d'elle l'explication de tout problème est précise, sans appel, et vraie. Il n'y a ni regrets ni réactions. Elle est absolue. Il ne peut y avoir vision pénétrante sans qu'il y ait amour. La vision pénétrante n'est pas quelque chose d'intellectuel à prouver ou à breveter. Cet amour là est la plus haute forme de sensibilité, c'est quand tous les sens s'épanouissent ensemble. Ce n'est pas la sensibilité relative à nos désirs, nos problèmes et à toutes les mesquineries de notre vie personnelle. Lorsqu'il n'y a pas la sensibilité qui est amour, la vision pénétrante est évidemment tout à fait impossible.

La vision pénétrante est holistique, c'est-à-dire qu'elle implique la totalité de l'esprit. L'esprit c'est tout l'expérience de l'humanité, la vaste somme de savoir avec son habileté technique, ses douleurs, son angoisse, sa souffrance, son chagrin et sa solitude. La vision pénétrante n'est pas un mouvement continu. Elle ne peut être capturée par la pensée. La vision pénétrante est l'intelligence suprême et cette intelligence se sert de la pensée comme d'un outil. La vision pénétrante est l'intelligence avec sa beauté et son amour. Les deux sont réellement inséparables. elles ne font vraiment qu'un. Cela est la totalité, ce qui est le plus sacré ".

Lettres aux écoles, 16, Courier du livre, p. 54

. Jiddu Krishnamurti

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MessageSujet: Re: Krishnamurti, son oeuvre...   Lun 1 Avr 2013 - 16:14

La voix intérieure, une blague de l'esprit ???

"La réalité doit venir à vous, vous ne pouvez pas aller à elle. Lorsque l’esprit est en état de supplication, il est relativement immobile ; et lorsque vous entendez la voix intérieure, c’est votre propre voix qui se projette dans cet esprit relativement silencieux. Comment pourrait-elle être la voix de la réalité ? Un esprit confus, ignorant, avide, quémandant, comment peut-il comprendre la réalité ?

L’esprit ne peut recevoir la réalité que lorsqu’il est absolument immobile, et non pas entrain de demander, implorer, supplier, pour lui-même, pour la nation ou pour d’autres personnes. Lorsque l’esprit est tout à fait arrêté, que tout désir a cessé, alors seulement naît la réalité. La personne qui prie et qui aspire à être guidée recevra ce qu’elle cherche, mais ce ne serra pas la vérité. Ce qu’elle recevra sera la réponse des couches inconscientes de son esprit, lesquelles se projettent dans le conscient ; cette voix intérieure du silence n’est pas le réel mais la réponse de l’inconscient.

La première et dernière liberté. - Sur la prière et la méditation pages 236 à 242.

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